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Tom passa doucement sa main sur le visage de son jumeau.
- Ne leur fais pas comprendre que tu ne sais pas qui ils sont... Ils auraient vraiment mal...
Bil acquiesça d'un faible mouvement de tête. La porte s'ouvrit alors et Les parents, ainsi que trois infirmiers, arrivèrent.
- Tom, on doit laisser le personnel faire son travail, lui expliqua sa mère.
- Très bien... Je reviens petit frère...
Il se leva et sortit, accompagné de ses parents. Ils patientèrent deux longues heures où ils virent se succéder infirmières et médecins. Enfin, on invita les parents à suivre un spécialiste. Tom exigea de savoir ce qui se passait. Le professionnel n'eut d'autre choix que d'accepter et ils se rendirent dans une bureau.
- Très bien, nous avons ausculter Bill et il semblerait qu'il n'ait pas mal de séquelles dues au coma..., commença le médecin.
- Lesquelles exactement ?, interrogea Simone.
- L'incapacité presque totale de bouger et de parler...
- Mais tout cela reviendra avec le temps ?, s'empressa de demander Tom.
- Nous ne pouvons le garantir... Pour l'instant, nous n'avons connaissance que de son état physique et très peu de son était mental, mais nous pensons qu'il a également de graves séquelles au cerveau...
- De quel genre ?, intervint le père.
- Probablement perte de mémoire, à tous les niveaux...
- C'est-à-dire ?, interrogea à nouveau la mère, de plus en plus inquiète.
- Cela signifie qu'il peut avoir oublié certaines personnes comme il peut avoir oublié son programme de mathématiques de l'année dernière !
- Et quand saurons-nous exactement ce qu'il a ?
- Lorsqu'il sera en état de parler et d'effectuer des tests...
Un silence s'installa, bientôt rompu par Tom.
- Que pouvons-nous faire pour l'aider ?
- Le stimuler...
- Et ça veut dire ?
- L'inciter à parler, à marcher, à saisir un objet... Tout ce qu'il doit réapprendre...
La mère éclata en sanglots tandis que le père demandait :
- Combien de temps tout cela va lui prendre ?
- Ca dépend de lui... Six mois, un an, deux ans...
- Il pourra rentrer à la maison ?, s'inquièta son jumeau.
- Non, pas maintenant et je ne pense pas avant, au plus tôt, six mois...
L'entretien se termina ainsi, laissant trois membres d'une famille totalement anéantis, mais ils ne devraient jamais le montrer à Bill. Simone et Jörg décidèrent d'aller prendre un café avant de retourner voir leur fils, histoire de se remettre de leurs émotions. Tom, lui, retourna aussitôt auprès de son frère. Il entra sans prendre la peine de frapper, et il aurait mieux fait... Bill était maintenu sur le lit par un infrimier, un autre lui tenant la tête bien en arrière et un troisième faisant glisser un long tube en plastique à l'intérieur d'une de ses narine.
- Qu'est-ce que vous lui faites ?, s'égosilla l'aîné.
L'infirmire qui maintenait Bill sur le lit, prit Tom par les épaules et le poussa doucement dehors pour lui expliquer.
- Votre frère est dans l'incapacité de manger seul... Nous lui installons une sonde...
- Pourquoi il est terrorisé alors ?, le blond perdait patience.
- Calmez-vous... Il vient de se réveiller et il voit tout le personnel médical se précipiter autour de lui, sa réaction est tout à fait normale...
- Laissez-moi entrer...
- Non, je regrette...
- J'arriverai à le calmer...
Et sans attendre l'autorisation de l'infirmier, Tom entra. Les deux hommes en blouse blanche lui demandèrent de sortir mais l'adolescent s'approcha du lit. Le troisième spécialiste entra à nouveau dans la pièce.
- Laissez-le faire...
Le blond prit la main de Bill et la serra doucement.
- Bill, on va te placer une sonde pour te nourrir... Il faut que tu te calmes...
Le brun paraissait effrayé, mais n'eut d'autres choix que de se laisser faire. Après trois essais infructueux, la sonde fut correctement placée. Les trois infirmiers resortirent, laissant là les jumeaux. Tom passait doucement ses doigts sur la joue de son frère.
- Tu vas devoir te battre Bill... Se sera difficile... Mais je te fais confiance...
Bill laissa couler ses larmes et Tom le prit dans ses bras, passant ses doigts dans ses cheveux, les caressant doucement. Leurs parents frappèrent et entrèrent. Ils embrassèrent, chaque leur tour, leur fils cadet puis prévinrent leur aîné de leur départ. Tom enlaça également son jumeau et ils quittèrent l'hôpital, promettant au brun de revenir.
Le lendemain, Tom refusa d'aller en cours, voulant absoluement rejoindre Bill. Les parents finirent par accepter, n'ayant plus d'argument pour raisonner leur enfant. Ils le déposèrent devant l'entrée de l'hôpital et s'éloignèrent. Le blond monta rapidement dans la chambre de son jumeau. Ce dernier était déjà éveillé et la joie se lut dans ses yeux lorsqu'il vit son double. Tom embrassa tendrement son frère avant de lui expliquer le pourquoi de sa venue.
- Il faut que tu réapprennes à bouger, parler, manger et tout le reste ! On va commencer par de simples mouvements... Il faut que tu essaies de bouger tes doigts...
Il plaça sa paume sous les doigts de Bill. Le brun paraissait concentré, et il fit trembler légèrement ses doigts.
- C'est bien petit frère, continue, essaie de les lever et de les rabaisser...
Deux longues heures passèrent et Tom devenait de plus en plus exigeant. Bill avait réussi à faire lever légèrement ses doigts et à les rabaisser, à les plier et les déplier, de manière vraiment très faible mais il avait réussi, sa main droite semblait répondre bien mieux que sa main gauche, avec laquelle le brun n'arrivait pas à plier ses doigts.
- Bill, s'il te plaît, fais un effort, concentre-toi !
Le blond fixaient les doigts de son jumeau et n'y voyant plus aucun signe de mouvement, il releva la tête. Bill le regardait, de grosses larmes roulant sur ses joues. Une infirmière entra à ce moment-là.
- Vous êtes encore là ?
- Quelle heure est-il ?
- Onze heures. Je dois placer sa poche de nourriture.
- Très bien, se contenta de répondre Tom.
L'infirmière fit le tour du lit et remplaça la poche vide par une nouvelle, emplie d'un liquide blanc.
- Pourquoi pleure-t-il ?
- Je ne sais pas... Allez, Bill, essaie de bouger tes doigts...
L'infirmière observa le jeune dreadé avant de demander :
- Vous lui faites faire ça depuis que vous êtes arrivé ?
- A peu près, oui...
- Et vous vous étonnez qu'il pleure ? Cela fait deux bonnes heures que vous êtes là !
- J'arrêterai dans une dizaine de minutes...
- Non ! Vous arrêtez immédiatement jeune homme ! Votre frère est probablement épuisé ! Vous n'imaginez pas la concentration qu'il doit avoir pour réussir un simple mouvement...
- Il doit réapprendre à...
- Parfaitement, il doit tout réapprendre, mais ce n'est pas en lui infligeant deux longues heures d'exercices qu'il ira mieux, coupa sèchement la femme en blanc.
Tom plongea ses yeux dans ceux de son jumeau.
- Tu es fatigué ?
Bill acquiesça d'un mouvement faible de la tête.
- Non, il n'est pas fatigué, il est épuisé ! Je vous prirai de ne plus recommencer ce genre d'exploit ! Votre frère a autant besoin de repos que de séance de reéducation !
Elle quitta la pièce laissant les jumeaux.
- Excuse-moi... Je ne pensais pas que ça pouvait t'épuiser à ce point-là..., lui chuchota Tom.
Il passa doucement ses doigts sur la main de Bill.
- J'aimerais que tout aille plus vite, que tu reviennes à la maison, que tu retrouves ta chambre, que je puisse te réveiller violemment le matin ! Je voudrais que tout redevienne comme avant... Je vais probablement trop vite, mais tu m'as tellement manqué que je me réjouis de te retrouver...
Tom passa doucement sa main sur le visage de son jumeau.
- Ne leur fais pas comprendre que tu ne sais pas qui ils sont... Ils auraient vraiment mal...
Bil acquiesça d'un faible mouvement de tête. La porte s'ouvrit alors et Les parents, ainsi que trois infirmiers, arrivèrent.
- Tom, on doit laisser le personnel faire son travail, lui expliqua sa mère.
- Très bien... Je reviens petit frère...
Il se leva et sortit, accompagné de ses parents. Ils patientèrent deux longues heures où ils virent se succéder infirmières et médecins. Enfin, on invita les parents à suivre un spécialiste. Tom exigea de savoir ce qui se passait. Le professionnel n'eut d'autre choix que d'accepter et ils se rendirent dans une bureau.
- Très bien, nous avons ausculter Bill et il semblerait qu'il n'ait pas mal de séquelles dues au coma..., commença le médecin.
- Lesquelles exactement ?, interrogea Simone.
- L'incapacité presque totale de bouger et de parler...
- Mais tout cela reviendra avec le temps ?, s'empressa de demander Tom.
- Nous ne pouvons le garantir... Pour l'instant, nous n'avons connaissance que de son état physique et très peu de son était mental, mais nous pensons qu'il a également de graves séquelles au cerveau...
- De quel genre ?, intervint le père.
- Probablement perte de mémoire, à tous les niveaux...
- C'est-à-dire ?, interrogea à nouveau la mère, de plus en plus inquiète.
- Cela signifie qu'il peut avoir oublié certaines personnes comme il peut avoir oublié son programme de mathématiques de l'année dernière !
- Et quand saurons-nous exactement ce qu'il a ?
- Lorsqu'il sera en état de parler et d'effectuer des tests...
Un silence s'installa, bientôt rompu par Tom.
- Que pouvons-nous faire pour l'aider ?
- Le stimuler...
- Et ça veut dire ?
- L'inciter à parler, à marcher, à saisir un objet... Tout ce qu'il doit réapprendre...
La mère éclata en sanglots tandis que le père demandait :
- Combien de temps tout cela va lui prendre ?
- Ca dépend de lui... Six mois, un an, deux ans...
- Il pourra rentrer à la maison ?, s'inquièta son jumeau.
- Non, pas maintenant et je ne pense pas avant, au plus tôt, six mois...
L'entretien se termina ainsi, laissant trois membres d'une famille totalement anéantis, mais ils ne devraient jamais le montrer à Bill. Simone et Jörg décidèrent d'aller prendre un café avant de retourner voir leur fils, histoire de se remettre de leurs émotions. Tom, lui, retourna aussitôt auprès de son frère. Il entra sans prendre la peine de frapper, et il aurait mieux fait... Bill était maintenu sur le lit par un infrimier, un autre lui tenant la tête bien en arrière et un troisième faisant glisser un long tube en plastique à l'intérieur d'une de ses narine.
- Qu'est-ce que vous lui faites ?, s'égosilla l'aîné.
L'infirmire qui maintenait Bill sur le lit, prit Tom par les épaules et le poussa doucement dehors pour lui expliquer.
- Votre frère est dans l'incapacité de manger seul... Nous lui installons une sonde...
- Pourquoi il est terrorisé alors ?, le blond perdait patience.
- Calmez-vous... Il vient de se réveiller et il voit tout le personnel médical se précipiter autour de lui, sa réaction est tout à fait normale...
- Laissez-moi entrer...
- Non, je regrette...
- J'arriverai à le calmer...
Et sans attendre l'autorisation de l'infirmier, Tom entra. Les deux hommes en blouse blanche lui demandèrent de sortir mais l'adolescent s'approcha du lit. Le troisième spécialiste entra à nouveau dans la pièce.
- Laissez-le faire...
Le blond prit la main de Bill et la serra doucement.
- Bill, on va te placer une sonde pour te nourrir... Il faut que tu te calmes...
Le brun paraissait effrayé, mais n'eut d'autres choix que de se laisser faire. Après trois essais infructueux, la sonde fut correctement placée. Les trois infirmiers resortirent, laissant là les jumeaux. Tom passait doucement ses doigts sur la joue de son frère.
- Tu vas devoir te battre Bill... Se sera difficile... Mais je te fais confiance...
Bill laissa couler ses larmes et Tom le prit dans ses bras, passant ses doigts dans ses cheveux, les caressant doucement. Leurs parents frappèrent et entrèrent. Ils embrassèrent, chaque leur tour, leur fils cadet puis prévinrent leur aîné de leur départ. Tom enlaça également son jumeau et ils quittèrent l'hôpital, promettant au brun de revenir.
Le lendemain, Tom refusa d'aller en cours, voulant absoluement rejoindre Bill. Les parents finirent par accepter, n'ayant plus d'argument pour raisonner leur enfant. Ils le déposèrent devant l'entrée de l'hôpital et s'éloignèrent. Le blond monta rapidement dans la chambre de son jumeau. Ce dernier était déjà éveillé et la joie se lut dans ses yeux lorsqu'il vit son double. Tom embrassa tendrement son frère avant de lui expliquer le pourquoi de sa venue.
- Il faut que tu réapprennes à bouger, parler, manger et tout le reste ! On va commencer par de simples mouvements... Il faut que tu essaies de bouger tes doigts...
Il plaça sa paume sous les doigts de Bill. Le brun paraissait concentré, et il fit trembler légèrement ses doigts.
- C'est bien petit frère, continue, essaie de les lever et de les rabaisser...
Deux longues heures passèrent et Tom devenait de plus en plus exigeant. Bill avait réussi à faire lever légèrement ses doigts et à les rabaisser, à les plier et les déplier, de manière vraiment très faible mais il avait réussi, sa main droite semblait répondre bien mieux que sa main gauche, avec laquelle le brun n'arrivait pas à plier ses doigts.
- Bill, s'il te plaît, fais un effort, concentre-toi !
Le blond fixaient les doigts de son jumeau et n'y voyant plus aucun signe de mouvement, il releva la tête. Bill le regardait, de grosses larmes roulant sur ses joues. Une infirmière entra à ce moment-là.
- Vous êtes encore là ?
- Quelle heure est-il ?
- Onze heures. Je dois placer sa poche de nourriture.
- Très bien, se contenta de répondre Tom.
L'infirmière fit le tour du lit et remplaça la poche vide par une nouvelle, emplie d'un liquide blanc.
- Pourquoi pleure-t-il ?
- Je ne sais pas... Allez, Bill, essaie de bouger tes doigts...
L'infirmière observa le jeune dreadé avant de demander :
- Vous lui faites faire ça depuis que vous êtes arrivé ?
- A peu près, oui...
- Et vous vous étonnez qu'il pleure ? Cela fait deux bonnes heures que vous êtes là !
- J'arrêterai dans une dizaine de minutes...
- Non ! Vous arrêtez immédiatement jeune homme ! Votre frère est probablement épuisé ! Vous n'imaginez pas la concentration qu'il doit avoir pour réussir un simple mouvement...
- Il doit réapprendre à...
- Parfaitement, il doit tout réapprendre, mais ce n'est pas en lui infligeant deux longues heures d'exercices qu'il ira mieux, coupa sèchement la femme en blanc.
Tom plongea ses yeux dans ceux de son jumeau.
- Tu es fatigué ?
Bill acquiesça d'un mouvement faible de la tête.
- Non, il n'est pas fatigué, il est épuisé ! Je vous prirai de ne plus recommencer ce genre d'exploit ! Votre frère a autant besoin de repos que de séance de reéducation !
Elle quitta la pièce laissant les jumeaux.
- Excuse-moi... Je ne pensais pas que ça pouvait t'épuiser à ce point-là..., lui chuchota Tom.
Il passa doucement ses doigts sur la main de Bill.
- J'aimerais que tout aille plus vite, que tu reviennes à la maison, que tu retrouves ta chambre, que je puisse te réveiller violemment le matin ! Je voudrais que tout redevienne comme avant... Je vais probablement trop vite, mais tu m'as tellement manqué que je me réjouis de te retrouver...
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