Comme avant...

Comme avant...
____


Tom passa doucement sa main sur le visage de son jumeau.

- Ne leur fais pas comprendre que tu ne sais pas qui ils sont... Ils auraient vraiment mal...

Bil acquiesça d'un faible mouvement de tête. La porte s'ouvrit alors et Les parents, ainsi que trois infirmiers, arrivèrent.

- Tom, on doit laisser le personnel faire son travail, lui expliqua sa mère.
- Très bien... Je reviens petit frère...

Il se leva et sortit, accompagné de ses parents. Ils patientèrent deux longues heures où ils virent se succéder infirmières et médecins. Enfin, on invita les parents à suivre un spécialiste. Tom exigea de savoir ce qui se passait. Le professionnel n'eut d'autre choix que d'accepter et ils se rendirent dans une bureau.

- Très bien, nous avons ausculter Bill et il semblerait qu'il n'ait pas mal de séquelles dues au coma..., commença le médecin.
- Lesquelles exactement ?, interrogea Simone.
- L'incapacité presque totale de bouger et de parler...
- Mais tout cela reviendra avec le temps ?, s'empressa de demander Tom.
- Nous ne pouvons le garantir... Pour l'instant, nous n'avons connaissance que de son état physique et très peu de son était mental, mais nous pensons qu'il a également de graves séquelles au cerveau...
- De quel genre ?, intervint le père.
- Probablement perte de mémoire, à tous les niveaux...
- C'est-à-dire ?, interrogea à nouveau la mère, de plus en plus inquiète.
- Cela signifie qu'il peut avoir oublié certaines personnes comme il peut avoir oublié son programme de mathématiques de l'année dernière !
- Et quand saurons-nous exactement ce qu'il a ?
- Lorsqu'il sera en état de parler et d'effectuer des tests...


Un silence s'installa, bientôt rompu par Tom.

- Que pouvons-nous faire pour l'aider ?
- Le stimuler...
- Et ça veut dire ?
- L'inciter à parler, à marcher, à saisir un objet... Tout ce qu'il doit réapprendre...


La mère éclata en sanglots tandis que le père demandait :

- Combien de temps tout cela va lui prendre ?
- Ca dépend de lui... Six mois, un an, deux ans...

- Il pourra rentrer à la maison ?, s'inquièta son jumeau.
- Non, pas maintenant et je ne pense pas avant, au plus tôt, six mois...

L'entretien se termina ainsi, laissant trois membres d'une famille totalement anéantis, mais ils ne devraient jamais le montrer à Bill. Simone et Jörg décidèrent d'aller prendre un café avant de retourner voir leur fils, histoire de se remettre de leurs émotions. Tom, lui, retourna aussitôt auprès de son frère. Il entra sans prendre la peine de frapper, et il aurait mieux fait... Bill était maintenu sur le lit par un infrimier, un autre lui tenant la tête bien en arrière et un troisième faisant glisser un long tube en plastique à l'intérieur d'une de ses narine.

- Qu'est-ce que vous lui faites ?, s'égosilla l'aîné.

L'infirmire qui maintenait Bill sur le lit, prit Tom par les épaules et le poussa doucement dehors pour lui expliquer.

- Votre frère est dans l'incapacité de manger seul... Nous lui installons une sonde...
- Pourquoi il est terrorisé alors ?
, le blond perdait patience.
- Calmez-vous... Il vient de se réveiller et il voit tout le personnel médical se précipiter autour de lui, sa réaction est tout à fait normale...
- Laissez-moi entrer...
- Non, je regrette...
- J'arriverai à le calmer...


Et sans attendre l'autorisation de l'infirmier, Tom entra. Les deux hommes en blouse blanche lui demandèrent de sortir mais l'adolescent s'approcha du lit. Le troisième spécialiste entra à nouveau dans la pièce.

- Laissez-le faire...

Le blond prit la main de Bill et la serra doucement.

- Bill, on va te placer une sonde pour te nourrir... Il faut que tu te calmes...

Le brun paraissait effrayé, mais n'eut d'autres choix que de se laisser faire. Après trois essais infructueux, la sonde fut correctement placée. Les trois infirmiers resortirent, laissant là les jumeaux. Tom passait doucement ses doigts sur la joue de son frère.

- Tu vas devoir te battre Bill... Se sera difficile... Mais je te fais confiance...

Bill laissa couler ses larmes et Tom le prit dans ses bras, passant ses doigts dans ses cheveux, les caressant doucement. Leurs parents frappèrent et entrèrent. Ils embrassèrent, chaque leur tour, leur fils cadet puis prévinrent leur aîné de leur départ. Tom enlaça également son jumeau et ils quittèrent l'hôpital, promettant au brun de revenir.
Le lendemain, Tom refusa d'aller en cours, voulant absoluement rejoindre Bill. Les parents finirent par accepter, n'ayant plus d'argument pour raisonner leur enfant. Ils le déposèrent devant l'entrée de l'hôpital et s'éloignèrent. Le blond monta rapidement dans la chambre de son jumeau. Ce dernier était déjà éveillé et la joie se lut dans ses yeux lorsqu'il vit son double. Tom embrassa tendrement son frère avant de lui expliquer le pourquoi de sa venue.


- Il faut que tu réapprennes à bouger, parler, manger et tout le reste ! On va commencer par de simples mouvements... Il faut que tu essaies de bouger tes doigts...

Il plaça sa paume sous les doigts de Bill. Le brun paraissait concentré, et il fit trembler légèrement ses doigts.

- C'est bien petit frère, continue, essaie de les lever et de les rabaisser...

Deux longues heures passèrent et Tom devenait de plus en plus exigeant. Bill avait réussi à faire lever légèrement ses doigts et à les rabaisser, à les plier et les déplier, de manière vraiment très faible mais il avait réussi, sa main droite semblait répondre bien mieux que sa main gauche, avec laquelle le brun n'arrivait pas à plier ses doigts.

- Bill, s'il te plaît, fais un effort, concentre-toi !

Le blond fixaient les doigts de son jumeau et n'y voyant plus aucun signe de mouvement, il releva la tête. Bill le regardait, de grosses larmes roulant sur ses joues. Une infirmière entra à ce moment-là.

- Vous êtes encore là ?
- Quelle heure est-il ?
- Onze heures. Je dois placer sa poche de nourriture.
- Très bien,
se contenta de répondre Tom.

L'infirmière fit le tour du lit et remplaça la poche vide par une nouvelle, emplie d'un liquide blanc.

- Pourquoi pleure-t-il ?
- Je ne sais pas... Allez, Bill, essaie de bouger tes doigts...


L'infirmière observa le jeune dreadé avant de demander :

- Vous lui faites faire ça depuis que vous êtes arrivé ?
- A peu près, oui...
- Et vous vous étonnez qu'il pleure ? Cela fait deux bonnes heures que vous êtes là !
- J'arrêterai dans une dizaine de minutes...
- Non ! Vous arrêtez immédiatement jeune homme ! Votre frère est probablement épuisé ! Vous n'imaginez pas la concentration qu'il doit avoir pour réussir un simple mouvement...
- Il doit réapprendre à...
- Parfaitement, il doit tout réapprendre, mais ce n'est pas en lui infligeant deux longues heures d'exercices qu'il ira mieux,
coupa sèchement la femme en blanc.

Tom plongea ses yeux dans ceux de son jumeau.

- Tu es fatigué ?

Bill acquiesça d'un mouvement faible de la tête.

- Non, il n'est pas fatigué, il est épuisé ! Je vous prirai de ne plus recommencer ce genre d'exploit ! Votre frère a autant besoin de repos que de séance de reéducation !

Elle quitta la pièce laissant les jumeaux.

- Excuse-moi... Je ne pensais pas que ça pouvait t'épuiser à ce point-là..., lui chuchota Tom.

Il passa doucement ses doigts sur la main de Bill.

- J'aimerais que tout aille plus vite, que tu reviennes à la maison, que tu retrouves ta chambre, que je puisse te réveiller violemment le matin ! Je voudrais que tout redevienne comme avant... Je vais probablement trop vite, mais tu m'as tellement manqué que je me réjouis de te retrouver...


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# Posté le samedi 05 avril 2008 18:08

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 13:37

Différent...

Différent...
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Quelques mois passèrent et tout allait trop lentement aux yeux de Tom alors que les médecins ne s'attendaient pas à un tel progrès de la part de Bill. Il bougeait maintenant aisément les doigts et la tête, avec plus de difficulté ses bras, mais il les bougeait tout de même. Il parlait, par de simples mots, pas de phrase, mais au moins il arrivait à s'exprimer. Il avait commencer une reéducation pour réapprendre à marcher. Ce jour-là, on lui retirait sa sonde, les spécialistes avaient estimé qu'il était temps que Bill mange normalement. On lui amena un plateau repas à onze heures, juste au moment où Tom arrivait. Personne ici ne le sermonnait parce qu'il venait en dehors des heures de visites. De toutes manières, le blond n'y aurait prêté aucune attention ! Il sourit en voyant son frère débarassé de cette foutue sonde. Il s'approcha de lui et s'assit.

- Alors qu'est-ce qu'on t'a amené de bon à manger ?

Il souleva le couvercle du plateau : des épinards, inutile d'en tendre une cuillière à Bill, il n'y goûterait pas. Une purée de pommes de terre, il faudra forcer le brun à la manger, et pour finir une compote de poire.

- Que des trucs mixés... Bon... Ouvre la bouche petit frère...
- Peux... Manger... Seul...
, rétorqua Bill.

Tom sourit et reposa la cuillière sur le bord de l'assiette. L'androgyne la prit et la porta à ses lèvres. Il tenta d'avaler un peu de purée, mais s'étouffa avec. Tom le frappa dans le dos pour lui faire reprendre son souffle. Le brun était écarlate, avant d'enfin reprendre une respirtation normale.

- Vas-y mollo !

Bill reposa violemment la cuillière sur le plateau, ses larmes coulant le long de ses joues, le regard noir de colère. Tom reprit la cuillière et la ramena à la bouche de Bill, mais celui-ci tourna la tête.

- Non, tu ne vas pas t'en sortir comme ça ! Tu vas manger !
- Pas... Faim...


Le blond saisit le visage de son jumeau entre deux doigts.

- Tu vas manger ! Ca fait des mois que tu n'as pas mangé c'est normal que ton corps n'accepte pas immédiatement... Allez, ouvre le bouche...

Bill n'en fit rien.

- Très bien... Laisse-moi te dire que tu es squelettique, pire qu'avant, alors je te laisse imaginer !

Le brun n'en ouvrit pas plus la bouche.

- Parfait, alors je vais appeler les infirmiers pour qu'ils viennent te bloquer sur le lit et te fasse passer un superbe tuyau dans le nez jusqu'à ton estomac...

L'androgyne fixa son frère quelques secondes avant d'ouvrir la bouche.

- Je sais toujours trouver les bons arguments !, sourit le blond.

Il sourit et aida son jumeau à manger. Bill finit par se nourir seul, mais ne mengea pas beaucoup. Son estomac devait lui aussi se réhabituer à de la nourriture compact. Tom débarrassa le plateau de son jumeau.

- Bill ?

Son frère le fixa.

- Je vais parler à ton médecin et je reviens...

Bill acquieça d'un mouvement de tête. Tom ne bougea pas.

- Non, réponds-moi vraiment...
- Oui... Tom...
- Voilà !


Il sourit et sortit. A peine la porte fut-elle refermée que son sourire s'effaça. Il ne comprenait pas son jumeau, il ne le voyait pas faire d'effort et à chaque fois c'était lui, Tom, qui devait insister pour qu'il fasse des exercices ou qu'il essaie de parler. Le blond se rendit dans le bureau du spécialiste en charge de son frère, il frappa et entra.

- Tiens, monsieur Kaulitz..., s'étonna le médecin.
- Oui, je voudrais vous parler...
- Oui, bien sûr. Il y a un problème avec Bill ?
- Non, mais j'aimerai savoir quand est-ce qu-il pourra rentrer...


Le docteur s'assit à son bureau et sortit quelques fiches de celui-ci.

- Et bien, je pense que lorsqu'il aura réappris à marcher, nous pourrons envisager une sortie.
- Mais il a déjà fait des mois pour réapprendre à bouger ses doigts et sa tête alors il peut se passer un an avant qu'il marche à nouveau !
, s'exclama le dreadé.

Le spécialiste garda le silence, observant ce jeune homme qui se faisait encore l'illusion de retrouver un jour le frère qu'il avait perdu.

- Asseyez-vous...
- Je n'aime pas m'asseoir, en général c'est pour annoncer une mauvaise nouvelle !


Le médecin sourit légèrement.

- Très bien, restez debout, mais cela ne vous empêchera pas de vous confronter à la réalité...

Tom hésita quelques secondes et finit par s'asseoir.

- Vous trouvez que Bill a mit du temps à réapprendre tout ces gestes ?, interrogea-t-il.
- Oui, sincèrement, ça m'a parut une éternité !
- Cinq mois et douze jours... Il bouge, mange et parle suite à un coma de six mois... Laissez-moi vous dire que cela tient du miracle...
- Il ne mange pas vraiment et ne parle pas vraiment non plus...
- Vous aimez votre jumeau ?
- Quelle question stupide ! Bien sûr que je l'aime !
, hurla le blond.
- Alors laissez-lui du temps...

Tom allait se leva mais le docteur l'interrompit :

- Puisque vous êtes là, sachez que nous allons prochainement effectué des tests avec lui...
- De quel genre ?, questionna Tom.
- Des tests pour vérifier son état mental...
- Très bien, autre chose ?
- Non, vous pouvez vous en aller.


Tom se leva aussitôt et quitta la pièce pour rejoindre son jumeau. Il entra et vint se placer sur le lit de Bill.

- Eh Billou !

Le susmentionné lui présenta son majeu pour tout réponse. Tom le lui saisit et observa son ongle.

- Oui, je suis d'accord, il faut vraiment qu'on te refasse une manucure, ça me fait bizarre de ne plus voir tes ongles vernis...

Il sourit et releva le visage vers son double, qui lui le fixait, surpris.

- Vernis ?, demanda Bill.
- Oui, du noir toujours ! Bon okay, des fois avec du blanc ou du rouge, mais généralement noir...
- Suis... Pas... Une... Fille...
- Je me demande si je ne pourrais pas te les vernir moi-même... Non, je préfère laisser maman le faire !
- Pas... Une... Fille...
- Il faut que je te ramène tes bagues aussi !
- Pas... Une... Fille...
, chuchota une dernière fois l'androgyne.

Bill avait retrouvé la parole, mais si son frère avait su, il aurait tout donné pour ne jamais l'entendre prononcer un mot. Il savait que le brun avait changé, mais il se butait à faire comme si il ne le voyait pas : Bill était son jumeau, et ce coma n'avait pas pu l'affecter à ce point-là, au point de la changer radicalement, c'était impossible. Tom releva les yeux vers ceux de Bill.

- Quand est-ce que tu as ta rééducation ?
- Treize heures...
, répondit doucement Bill.
- Très bien...

Une infrimière, accompagnée d'un collègue, entrèrent.

- Nous venons pour vous doucher Bill..., expliqua la femme en blouse blanche.

Tom se retourna vivement.

- Comment ça ? Pourquoi cela n'a pas été fait ce matin ?
- Un imprévu...
- Très bien, alors je peux le doucher moi-même !
, expliqua le plus calmement Tom
- Je regrette mais vous n'êtes pas un membre du service malgré le fait que vous soyez son frère...
- Mais...
- Il n'y a aucune possibilité qu'on vous laisse le doucher.
, intervint l'infirmier.

Tom se tut et laissa les deux personnes emporter son frère dans la salle de bain. Les larmes de l'androgyne coulaient déjà, mais dans le service tout le monde était au courant et à chaque fois c'était la même chose. Bill ne supportait pas de se retrouver nu devant des inconnus, incapable de faire quoi que se soit. Mais qui aurait aimé ? On lui avait attribué deux personnes pour le doucher, toujours les mêmes afin de limité les crises d'angoisse et de pleurrs du jeune homme. Dix minutes passèrent et Tom vit revenir Bill et les deux personnes en blouse blanche. Ils allongèrent le brun dans son lit et comme à son habitude suite à sa toilette, se tourna sur le côté et attira son duvet par dessus sa tête. Tom attendit que les infirmiers soient sortis avant de rejoindre son jumeau. Il se coucha en face de lui, tout proche.

- Ils doivent le faire tu le sais bien...

Il essuya les larmes de son jumeau. Ce dernier prit la main de son frère et la fit rester sur sa joue.

- Est-ce qu-il y a un problème avec eux ?

Bill fit non de la tête.

- Ils ne font rien de plus que te doucher, n'est-ce pas ?

Nouveau mouvement de la part du brun.

- Alors il faut que tu te calmes Bill...

L'androgyne ferma les yeux et caressa la main de son frère restée sur sa joue. Quelques minutes passèrent puis Tom retira sa main ce qui fit ouvrir de grands yeux à Bill.

- Je ne veux pas que tu t'endormes, tu as rééducation dans moins de quinze minutes...

Le brun observait les lèvres de son frère et soudain passa ses doigts sur celles-ci.

- Euh... Bill ?

Le doigt fin du brun glissa à l'extrêmité gauche de sa lèvre inférieure, caressant le bijou en métal. Un sourire s'étira sur le visage de Bill qui se redressa afin d'être légèrement au-dessus de Tom.

- Bill, tu fais quoi ?
- Joujou !
, lui répondit le brun, éclatant ensuite de rires.

Il reprit son sérieux et se mit à tirer légèrement sur le piercing.

- Tu me fais mal et je te mords, je te préviens !

Mais Bill n'écoutait pas et continuait de tirer légèrement dessus le morceau de métal. Il saisit finalement l'anneau entre deux doigts et se mit à le faire tourner. Tom attrapa les doigts de son frère et le stoppa.

- Tu as assez joué je crois... Et puis, tu pourras jouer avec les tiens lorsque je te les aurais remis... En espérant que les trous ne se soient pas rebouchés...
- Les... Miens ?
, interrogea le brun.
- Oui, Bill, celui à l'arcade et celui à la langue...

L'androgyne tira la langue et se mit à loucher pour voir l'orifice, dernière trace de son piercing. Tom sourit en le voyant faire.

- Bill...

Il se releva et s'assit sur le lit. Il positionna ensuite son frère de la même façon. Un médecin entra une dizaine de minutes plus tard : l'heure de rééducation était arrivée...

- Viens petit frère !, se réjouit Tom.
- Non, désolé, mais vous ne pouvez pas venir avec lui jeune homme, intervint le spécialiste.
- Pourquoi ?
- Vous avez tendance à le brusquer et ce n'est pas ce dont ll a besoin, surtout pour réapprendre à marcher...
- Je te brusque ?
, demanda le blond en se retournant vers son jumeau.

Bill ne répondit pas, se contentant d'observer le sol. Le dreadé s'approcha pour lui parler à l'oreille.

- Il faut me le dire quand tu trouves que je vais trop loin... Allez, je vais t'aider à te mettre sur ton fauteuil... Ne t'inquiète pas, tu vas remarcher très vite, je le sais moi !

Il sourit et, avec l'aide d'un infrimier, fit s'asseoir Bill sur son fauteuil roulant.

- Bon, moi je te laisse aller en rééducation et je vais rentrer te chercher des vêtements... Courage petit frère...

Il le laissa partir avec les spécialistes et sortit à son tour, direction leur maison....



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# Posté le lundi 07 avril 2008 07:49

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 13:37

Ca fait mal....

Ca fait mal....
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A l'extérieur de l'hôpital, Tom plaça son MP3 sur ses oreilles et monta le son au maximum sur l'une des chansons de Samy Deluxe. Il marchait rapidement en fixant le sol.
Il arriva chez lui une vingtaine de minutes plus tard. Il entra, enleva son MP3 et partit s'enfermer quelques minutes dans sa chambre. Là, il se coucha sur son lit, fixant le plafond. Son jumeau n'était plus le même, il le savait, mais il se disait que tout finirait par redevenir comme avant, qu'il fallait juste du temps, même si pour lui, tous les progrès de Bill avait déjà pris bien trop de ce temps.
Il repensait à son entretien avec le médecin. Les examens auxquels le brun allait être soumis se révéleraient forcément négatifs : Bill n'avait pas retrouvé sa mémoire, il continuait, comme au preimier jour, de faire semblant de connaître ses deux êtres d'une quarantaine d'années qui se présentaient à lui comme étant ses parents.
Il se souvenait de Tom, mais pas comme celui-ci l'aurait aimé. Il se souvenait de son prénom, du fait qu'ils étaient jumeaux, qu'il l'aimait, mais rien de plus. Son enfance, son adolescence, sa vie n'était pour lui qu'un immense trou noir.
Les larmes de Tom se mirent à rouler sur ses joues. Il devait être fort pour Bill, mais cela devenait de plus en plus difficile. Il se sentait seul. Leurs parents se rendaient à l'hôpital le week-end, histoire de ne pas abandonner totalement leur cadet, mais à aucun moment ils n'essayaient de le faire réagir, de l'aider. Tom était le seul à vouloir retrouver son frère, son jumeau. Du moins c'est ce qu'il pensait.
Il se releva de son lit, passa devant le miroir pour ôter les dernières traces de larmes de ses joues puis se dirigea dans la chambre de son double. Rien n'avait changé, rien n'avait bougé. Il fallait que Bill retrouve sa chambre exactement dans le même état et c'est ce qui se passerait. Le dreadé ouvrit l'armoire de son frère et en sortit deux t-shirt rouges, un jeans noir et un blouson noir également. Il les mit dans un sac et retourna à l'hôpital.
Sur le trajet, il se demanda si, par miracle, il retrouverait son jumeau, debou,t au milieu de la chambre, en train de l'attendre en lui souriant. Il secoua violemment la tête. Si Bill avait déjà réussi à se mettre debout, se serait un exploit.
Il arriva devant le grand bâtiment blanc et monta à l'étage de son frère puis entra dans sa chambre. Bill était là, allongé dans son lit, tremblant légèrement. Tom posa le sac dans un coin et se précipita vers son frère.


- Bill ? Ca va ? Pourquoi tu es déjà là ?

Les larmes de l'androgyne coulèrent, sans qu'il ne réponde.

- Bill..., insista Tom.

Aucune parole. Le blond appela une infirmière et celle-ci lui expliqua ce qui s'était passé.

- Ne vous inquiétez pas, il est sous calmant, c'est pour ça qu'il parait un peu étourdi...
- Et pourquoi l'avez-vous drogué ?


Tom ne supportait pas qu'on injecte un produit dans le corps de son jumeau uniquement pour qu'il se tienne tranquille et il le faisait clairement savoir.

- On devait le maîtriser... En rééducation, lorsque le spécialiste l'a pris par la taille pour le faire se lever, il a paniqué et s'est mis à hurler et pour finir à se débattre comme il le pouvait. Nous avons été obligé de lui injecter un tranquillisant...

Tom ne répondit rien, son regard dans le vague. L'infirmière sortit et le dreadé se retourna vers son jumeau.

- Pourquoi Bill ? C'est un médecin, il ne te fera jamais de mal...
- Je... ne... veux pas... qu'il... me touche...
- Il est obligé ! Comment tu veux qu'il t'aide sinon ? Tu n'arrives même pas à bouger tes jambres !


Il venait de lui crier dessus et lorsqu'il s'en aperçu, c'était déjà trop tard. Bill pleurait et s'était recroquevillait sur lui-même. Tom savait qu'il n'obtiendrait plus rien de lui, que plus aucun son ne s'échapperait de sa bouche. Il s'approcha de lui.

- Pardon... Je ne voulais pas crier... Excuse-moi... Je reviends demain matin... Je t'aime petit frère..., lui chuchota-t-il avant de s'éloigner pour quitter la pièce.

Tom passa la nuit à se retourner dans son lit sans trouver le sommeil. Le lendemain, dès huit heures, il se présenta devant la chambre de son frère mais une infirmière l'empêcha d'entrer.

- Je suis désolée, vous ne pouvez pas entrer.
- Bien sûr que si !
, rétorqua Tom.
- Non, Bill nous a demandé de vous interdire l'accès à sa chambre...

Le blond était abasourdi.

- Pardon ? Bill vous a demandé ça ?
- Oui... Je suis désolée...
, répondit l'infirmière.

Tom s'éloigna, sous le choc. Son jumeau refusait de le voir. Cela n'était encore jamais arrivé. Oui, avant ils se disputaient mais ni l'un ni l'autre n'avaient jusqu'alors refusé de voir son frère. Le dreadé descendit à la cafétéria et prit son portable pour écrire un sms à Bill :

"Je suis vraiment désolé pour hier, je n'aurais pas dû crier... Je dois absoluement te parler, laisse-moi venir te voir...
Ton jumeau qui t'aime..."


Il envoya le message. Ces derniers mots, il ne les avait jamais prononcé ou même écrit avant le coma de Bill, mais depuis lors il ne cessait de les lui répéter. Son portable vibra. Il vit le nom s'afficher, Bill, mais ne put lire sa réponse tout de sutie. Sa réaction l'effrayait, l'androgyne n'avait jamais refusé de voir son jumeau et Tom craignait son refus une nouvelle fois. Il finit par lire le message.

"Tu es méchant et tu ne m'aimes pas... Tu peux venir, je ne sais pas pourquoi tu le voudrais, mais tu peux..."

Le blond trembla en reposant son portable sur la table. Il devait lui expliquer qu'il était fatigué, à bout, qu'il n'aurait pas dû hurler, et surtout, qu'il l'aimait. Il paya prit ses affaires et remonta dans la chambre de son jumeau. Il frappa et entrea. Bill était en train de manger un yaourt. Tom s'approcha de lui et s'assit à ses côtés. Son jumeau ne le regarda pas, et continua à manger, mais ses gestes devinrent moins certains et il finit par se renverser la totalité de son pot de yaourt sur son t-shirt. L'androgyne saisit une serviette et s'essuya tandis que des larmes coulaient le long de ses joues. Tom lui prit le bout de tissu des mains et nettoya la tâche.

- Je sais... Que tu as... Honte de moi..., lâcha Bill, les larmes parcourant toujours ses joues.

Tom cessa son activité et fixa son double. Il posa sa main sur la joue du brun, essuyant de son pouce une larme qui glissait sur sa peau.

- Non, je 'ai pas honte de toi...
- Si... Je... le sais...
- Non, Bill... Je suis très fier de toi, je suis fier de pouvoir dire que mon frère est sorti du coma après des mois et des mois, de dire qu'il parle, qu'il bouge...
- Tu mens... Je sais ce que... Tu penses... Que je suis lent... Que je ne fais... Pas d'effort...
, rétorqua Bill, fixant enfin son jumeau.

Tom prit une profonde inspiration avant de lui répondre.

- Bill, crois-moi, je n'ai pas honte de toi, je suis fier de toi et de tes efforts. C'est vrai, j'ai dit que tes progrès prenaient du temps, trop de temps à mon goût, mais je n'ai jamais dit que tu ne faisais pas d'effort...
- Je fais... Ce que... Je peux... C'est long... Mais... C'est dur, Tom...


Pour la première fois, Tom vit que son jumeau souffrait vraiment de cette situation, comme lui. Il le prit dans ses bras et le berça doucement.

- Excuse-moi d'avoir voulu te faire faire plus que ce que tu pouvais... Je vais t'aider, du mieux que je peux, je te le promets... Et je t'aime ne l'oublie surtout pas...
- Merci...


Le dreadé se resserra son étreinte et finalement se détacha de lui. Il tourna la tête pour chercher le sac qu'il avait amené la veille. Un léger rire de la part de Bill le fit se retourner vers ce dernier.

- Quoi ?, questionna-t-il.
- Ton t-shirt...

Tom baissa les yeux et vit qu'il avait du yaourt sur sur lui.

- Bill, regarde ce que tu as fait !, dit-il en souriant.
- Tu n'avais qu'à ne pas... Me faire de câlin !, répondit l'androgyne en lui tirant la langue.

Tom sourit d'avantage et retira son premier t-shirt.

- Heureusement pour toi que j'en mets toujours deux !

Le blond saisit le sac de son jumeau et en retira un pull propre. Il le lui tendit. Bill regarda le t-hsirt rouge et tenta de déchiffrer le mot qui y était écrit.

- T... H... E... Tom ça veut dire... quoi ?, demanda le plus jeune.
- The icon, répondit Tom, le prononçant aussi fortement que possible à l'anglaise.

Bill l'observa étrangement.

- Tu ne parles plus allemand ?
- C'est un mot anglais, Bill... On a eu des cours d'anglais...
, répondit tristement le blond.
- Ah..., répondit simplement son double.
- Bon, change-toi ! Il est tout sale ton t-shirt !

Bill s'exécuta puis fixa le sac que son jumeau avait toujours en main.

- C'est pour moi... Tout ça ?, demanda-t-il, le regard emplit d'impatiente.
- Oui, se sont tes affaires.
- Des cadeaux ?
, demanda frénétiquement Bill.
- Non, Bill, simplement tes vêtements...
- Oh...


L'androgyne paraissait déçu et cela fit légèrement sourire Tom.

- Bill ?
- Oui ?
- Tu veux bien que je t'aide à marcher ?


Le brun sembla réfléchir quelques secondes puis acquiesça. Tom le mit en position assise et se plaça devant lui, ses mains sur les hanches de Bill.

- Bill, pourquoi ça t'as dérangé que le médecin te touche à cet endroit-là ?
- Je n'aime pas...


Tom saisit le visage de son frère dans sa main et le fixa.

- Si quelqu'un te touche comme il ne le devrait pas, tu dois me le dire, Bill...
- Comme... Il ne le devrait pas ?


Tom passa l'une de ses mains sur le visage d'incompréhension de son jumeau.

- Si quelqu'un te touche en dessous de la ceinture ou te force à faire quelque chose que tu penses être mal, tu dois me le dire, c'est compris ?
- D'accord
, répondit tout simplement Bill, un large sourire aux lèvres.
- Bon, maintenant, mets tes bras autour de mes épaules, et laisse-toi glisser doucement du lit...

Le brun s'exécuta, mais en se laissant glosser, il se retrouva collé à son jumeau. Ses jambes ne répondaient absoluement pas.

- Tom... Tom... J'ai peur... Je ne veux pas..., sanglota Bill.
- Calme-toi, je te tiens, tu ne peux pas tomber...

Il sentit son double resserrer violemment ses bras autour de sa nuque.

- Bill tu me fais mal...
- Je ne veux pas tomber...


Dans un dernier effort, Tom reposa Bill sur le lit. Ce dernier saisit la main de son double et la serra fortement.

- Tom ?
- Oui ?
, répondit le blond, après quelques secondes durant lesquelles il avait dû reprendre son souffle.
- Si... Si je ne remarche pas... Tu m'aimeras toujours ?



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LLlllK. RyûklllLL
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# Posté le jeudi 10 avril 2008 16:26

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 13:37

Non ce n'est pas la suite, ce n'est que moi !

- C'est à moi ?
*oui !*
- T'es sûr ?
**Oui !**
- Bah... Vous êtes deux ?!
**Oui...**
*Faut bien ça pour un cas comme toi... -_-'*-
Ah... Bon alors je dis aux lecteurs qu'il y a moi et... mes deux consciences ?!
**Bah oui !**
*Et précise aussi qu'on cherche une nouvelle conscience parce qu'à deux, on a de la peine...*
- -_-'

(J'adore ce genre de monologue dans les fictions, alors j'en mets un moi aussi !)

Bref...

Je fais un article pour prévenir les gens (donc vous !) que la fiction est triste...
*Mon dieu..*
**Ils ont remarqué...**

Oui, okay, vous l'avez vu, mais ne vous attendez pas à ce que ça s'améliore, ça ne va qu'empirer ! Bill va souffrir ! Tom aussi... Les parents... Ouais peut-être un peu... Les médecins... *On s'en fout !*

Je vous préviens aussi que la fin de la fiction sera triste ! Après on peut tout imaginer... D'ailleurs je vous laisse imaginer ! **On recrute, ne l'oubliez pas !!!**

Et puisque cet article ne sert presque à rien...
*Si !*
**Bah oui ! A nous faire connaître !**
*Et à préciser qu'on recrute !*
... Oui, donc cet article ne sert à rien, à part vous prévenir que l'histoire est triste... Je vous laisse aussi la possibilité de poser vos questions sur la fiction, (ou sur moi, on ne sait pas... des fois que certains seraient intéressés...) ici !

Voilà !

A bientôt !

Merrci !

Bye !
*Bâzou !*
**Love (L)**



Ah oui !!!
*-_-'*
**-_-'**
J'ai une autre fiction... x-bill--rette-mich-tom-x




EDIT !

Bon, ben je sais que tous les Français sont en vacances ! Nuos pas ! Enfin dans la partie du pays où je vis en tout cas pas ! Mais je ne suis pas en cours non plus ! lol

Ah oui ! Je vis en Suisse ! XD Où on ne parle pas le suisse hein ! Je parle français, certes le français de suisse (avec septante, huitante, nonante et tous plein de mots connus que de nous, comme la panosse ou le natel, et des mots connus que de moi-même comme la cailla !) Bref... Donc je parle français de Suisse, mais certains parlent allemand, mais l'allemand de Suisse également... Là c'est simple personne les comprend ! Et une partie parle italien et le reste parle romanche (Ôô... non non même moi je sais pas ce que c'est !)... Donc je parle français de Suisse et toutes les parties francophones de Suisse apprennent l'allemand comme seconde langue... -_-' Joie ! Là, je vous explique la logique suisse en reprenant l'explication qu'un prof nous a faite... :

On parle français mais on apprend l'allemand afin de pouvoir communiquer avec les Suisses allemands qui eux parlent leur dialecte qui ne ressemble que très vaguement à de l'allemand (bien moins beau, soit dit en passant... Déjà que l'allemand même c'est pas beau... pardon TH!). Le problème c'est que si tu parles allemand dans la partie allemande du pays... Tu es très mal vu ! Car ils pensent du coup que tu es Allemand et ils (je ne parle pas pour tous les suisse allemand !) n'aiment pas les étrangers ! Du coup, vaut mieux que tu parles français parce que là ils se diront que tu es Suisse romands !
Et notre prof a fini son explication par : de toute façon, moi quand j'étais étudiant et qu'on devait parler avec des Suisse allemand, on se parlait en anglais, comme ça on galérait tous les deux !

-_-'

Tout ça pour dire que j'ai fait 9 ans d'allemand et que j'ai soit disant atteint le rang d'élève avancé... Sauf que je dormais en cours... Du coup...

Merde... Pourquoi je l'avais fait déjà l'edit, moi ?... Ah oui ! Pour rien...

# Posté le mercredi 16 avril 2008 09:35

Modifié le vendredi 23 mai 2008 18:38

- Je fais ce que je peux !

- Je fais ce que je peux !
____


Tom se redreassa totalement et fixa son jumeau.

- Comment tu peux me poser cette question ? Bien sûr que je t'aimerais toujours ! Et je ne veux plus jamais que tu en doutes !, lui répondit le dreadé, un regard noir à l'appui pour éviter de verser ses larmes.

Il se resaisit et prit Bill dans ses bras, doucement.

- Mais de toute façon, je ne m'en fais pas, tu vas remarcher...
- J'ai rendez-vous... Avec le kiné... Dans une heure...
- Parfait !
- Tu resteras... Avec moi ?
- Si on me laisse rester, oui.
- Si tu ne restes pas... Je ne pourrai pas... Supporter...
- Très bien, je vais aller parler avec ton médecin.


Il quitta la pièce pour revenir une dizaine de minutes plus tard.

- Ils sont d'accord. Ils ne veulent pas revivre le cauchemar de la dernière fois pendant ta rééducation...

Tom s'approcha de Bill et le prit doucement dans ses bras.

- Mais tu sais, les médecins sont là pour t'aider, ils ne te font pas de mal...
- Les piqûres ça fait mal !


Le blond sourit avant de poursuivre.

- Oui, peut-être, mais certaines fois ils n'ont pas le choix... Et le kiné va juste faire bouger ton corps...
- Je n'aime pas... Quand quelqu'un... Me touche...
- Pourquoi ?
- Je ne sais pas...
- T'en es sûr ?
- Dès qu'un médecin... Me touche... J'ai peur... Quelque chose me dit... De le repousser...


Tom caressa doucement les cheveux de son frère puis lui porposa d'aller boire un verrre à la cafétéria avant le rendez-vous. Bill accepta et ils descendirent tous les deux au café, le brun sur son fauteuil roulant, le blond le poussant. Ils discutèrent de tout et de rien, puis après trois quarts d'heure remontèrent dans la chambre pour la séance. Bill était totalement stressé et ne pouvait s'empêcher de triturer les doigts de son jumeau.

- Bill, laisse mes doigts, s'il te plaît...
- Pas... Envie...
- Tête de mule va !


Le kinésithérapeute arriva alors.

- On m'a prévenu que j'aurai deux patients aujourd'hui, sourit le spécialiste. Je préfère que vous veniez les deux et que cela se passe bien plutôt que de n'avoir que Bill et que cela se passe mal... Je vous propose qu'on passe immédiatement dans une salle adaptée...

Tom poussa doucement la chaise de Bill et suivit le médecin. Ils arrivèrent dans une petite salle, particulièrement chauffée, où se trouvait une table qu'on aurait pu qualifier de table de massage. Le spécialiste fit s'allonger Bill et lui demanda de se dévêtir. Le brun lança un regard paniqué à son jumeau.

- Je suis là, ne t'en fais pas... Attends, je vais t'aider..., le réconforta son frère.

Une fois en boxer, le médecin positionna Bill sur le dos. Le brun saisit aussitôt la main de son frère et la serra doucement pour se rassurer. Le kinésithérapeute s'assit sur un tabouret, près du brun.

- Bon, je vous explique au fur et à mesure ce que je fais... Tout d'abord, je m'excuse parce que j'ai les mains froides et ensuite je vais commencer par une manipulation du bassin...

Il posa sa main sur l'aine gauche de l'androgyne. Ce dernier sursauta et resserra sa main sur celle de Tom.

- Vous êtes un cas très particulier... Je constate que vous n'avez pas eu besoin qu'on vous pose une poche... Vous n'avez donc aucun porblème pour uriner ?
- Non
, répondit timidement Bill.
- Vous sentez quand je vous touche là ?, demanda le spécialiste en glissant sa main sur la cuisse de Bill.
- Oui...

Le médecin glissa sa main plus bas.

- Dites-moi maintenant lorsque vous ne sentez plus lorsque je vous touche...

Il descendit sa main jusqu'au pied de Bill.

- Vous avez toujours senti ?, interrogea le kinésithérapeute, surpris.
- Oui...
- Surprenant...


Il passa de l'autre côté de Bill et fit les mêmes pressions sur l'autre jambe et obtint un résultat similable.

- Votre problème est vraiment psychologique jeune homme... Essayez de replier votre jambe...

Bill se concentra au maximum mais rien ne se passa.

- Okay... Redressez-vous en position assise...

Tom fit un geste pour l'aider mais le spécialiste l'en empêcha.

- Je ne peux... Pas le faire... Seul..., fit remarquer Bill.
- Bien sûr que si...
- Non !
- Si vous ne le pouviez pas, vous ne pourriez pas aller aux toilettes non plus...


Bill poussa de toutes ses forces sur ses bras et se redressa tant bien que mal.

- Je dirai deux semaines...
- Pardon ?
, interrogèrent d'une même voix les jumeaux.
- Dans deux semaines vous allez courir sans difficutlé...
- Ce n'est pas... Possible
, reprit Bill.
- Voilà votre problème, vous ne vous faites pas confiance. Je vous dis que vous allez marcher ! Comme vous allez parler normalement d'ici peu...

Les larmes du brun roulèrent un fois encore sur ses joues.

- Je ne fais... Pas exprès !, cria Bill avant de se laisser retomber lourdement sur la table de massage.
- Je ne jamais dis ça ! Vous avez un blocage, je ne sais pas sur quoi, mais un blocage auquel je ne peux rien... Le jour où vous aurez décidé de marcher à nouveau, vous le pourrez...
- Mais je veux... Marcher !
- Je le sais...
- Vous avez...Dit le contraire
, fit remarquer Bill.
- Je me suis mal exprimé, lorsque votre inconscient sera décidé à vous laisser marcher...
- Comment...
- Votre psychologue vous aidera
, coupa le médecin.

Le kinésithérapeut commença des massage sur le corps de Bill.

- Je vais détendre vos muscles pour le moment... Respirez calmement...

Il massa durant une bonne heure le jeune androgyne, puis lui donna un rendez-vous avec un osthéopate.

- Il vous remettera en place tout ce qui peut être remis en place, sourit le doteur avant de quitter la pièce.

Tom aida son frère à se rhabiller puis le reconduisit à sa chambre.

- Tu vois un psychologue ?, interrogea Tom.
- Oui... Tom ?
- Oui ?
- Comment je suis... Tombé dans le coma ?


Le blond garda le silence quelques minutes avant de répondre enfin.

- Une chute... Tu t'es cogné violemment la tête...

Avant que Bill n'ait eu le temps de poser une autre question, Tom se leva pour sortir de la pièce.

- C'est l'heure du repas, je vais demander aux infirmières qu'elles te donnent de quoi manger !

Il sortit sans un mot de plus.

- Tu mens Tom..., murmura Bill.

Le dreadé entra à nouveau, suivi d'une infirmière et d'un plateau-repas.

- Tu vas te régaler !, déclara le blond.

L'infirmière sourit et déposa le plat devant Bill. Elle resotit, laissant le soin à Tom de faire découvrir son menu au brun.

- Alors... Des pommes de terre et de la viance ! Des haricots verts ! De la compote de pêche !, le blond avait mit une intonation de surprise à chaque phrase.

Il releva la tête vers son jumeau. Bill l'observait, un sourcil relevé.

- Ne refais plus... Ca... On te metterez... En psychiatrie !, sourit le plus jeune.

Tom sourit avant de faire le bise à son frère.

- Je dois te laisser Bill... Je passe demain, et je veux que tu manges !
- Pas de problème !


Tom fit un dernier sourire et s'éclipsa laissant l'androgyne dévorer son repas.



LLlllK. RyûklllLL
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# Posté le mercredi 16 avril 2008 10:05

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 13:38