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Trois semaines s'écoulèrent. Trois semaines et pourtant Bill ne marchait toujours pas. Il se fit presque une joie de le faire remarquer à son kinésithérapeute.
- Oui, je le vois bien que vous ne marchez pas jeune homme, déclara le spécialiste. Mais là, je ne peux plus rien pour vous...
- C'est toujours agréable de l'entendre..., soupira le brun.
Le médecin sourit et replaça Bill sur son fauteuil pour le ramener à sa chambre où l'attendait Tom. Certes, Bill ne marchait pas encore, mais au moins, maintenant, il acceptait d'aller seul à tous ses rendez-vous avec les médecins. Il salua le docteur et demanda à Tom de le placer sur le lit. Lorsqu'il fut bien installé, le blond lui amena un bouquet de fleurs.
- C'est pour moi ?, demanda le brun.
- Je suppose..., sourit Tom, elles viennent de maman. Elle trouvait la pièce trop triste à son goût...
- Je veux les sentir !, déclara Bill, tout excité.
Tom approcha le bouquet et l'androgyne prit une grande respiration avant de déclarer :
- Ca ne sent rien !
Le dreadé éclata de rire et se dirigea vers l'armoire de l'hôpital où était rangé les vases. Il en sélectionna un et le remplit d'eau. Il alla ensuite le déposer sur le meuble prévu pour les fleurs, en face du lit de son jumeau. Ce dernier l'observait, ou du moins tentait de voir ce qu'il faisait avec ces pauvres fleurs, mais n'y parvenait pas puisque son frère se trouvait devant.
- Je suis sûr que tu fais n'importe quoi..., dit simplement Bill.
- Comme si tu étais plus habile que avec des fleurs ! Voilà, regarde comme c'est beau !, déclara, tout sourire, l'aîné.
Bill regarda attentivement les fleurs. Son frère n'avait pas su les accorder, du moins, pas au goùt du brun.
- Ce n'est pas beau...
- Tu es difficile, on te l'a déjà dit ?, s'exaspéra son double. Bon je recommence...
Et il se réactiva autour des fleurs. Il était extrêmement concentré et sursauta lorsqu'il entendit son frère.
- Ce n'est pas beau...
Il ne sursauta pas de sa phrase, mais de la proximité du son. Il fit aussitôt volte-face et se retrouva devant un Bill, captivé par un bouquet de fleur, mais debout ! Lui-même ne semblait pas avoir remarqué qu'il s'était levé et avait marché jusqu'au vase. L'androgyne se pencha légèrement en avant et commença à arranger les plantes à sa manière.
- Tu vois si tu mets celle-ci par ici, c'est bien plus joli !
Le brun se retourna vers son jumeau.
- Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?
En effet, Tom le dévisageait, les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte. Le brun passa sa main devant le visage de son frère.
- Tom ?...
- Bill... Tu... Bill... Tu... Tu...
- Jamais ! Jamais je ne metterai de tutu !
- Tu marches !
Aussitôt, Bill baissa la tête pour constater qu'il était effectivement droit comme un i au milieu de la pièce. Il se jeta alors au cou de Tom, non pas pour exprimer sa joie, mais plutôt sa peur.
- Je ne veux pas tomber... Tom... Tiens-moi...
Tom saisit son frère par la taille et le fixa.
- Je ne t'ai pas soutenu pour que tu viennes ici, tu y es venu tout seul... Tu n'as pas besoin de mon aide Bill... Tu peux marcher sans moi...
Bill pleurait et se mit d'avantage à paniquer lorsqu'il sentit les mains de Tom se retirer de ses hanches. Il saisit alors les bras de son double et les serra violemment.
- Bill tu me fais mal...
- Je ne veux pas tomber !, hurla le brun.
- Bill, je ne te tiens pas, et tu es toujours debout...
L'androgyne fixa les mains de Tom et vit, qu'en effet, elles ne le tenaient plus.
- Je... Je... Je peux marcher..., sourit doucement le plus jeune.
- Oui, et j'aimerais que tu relâches la pression sur mes bras s'il te plaît...
Bill le lâcha aussitôt, remarquant qu'il avait planté ses ongles tellement fort que Tom saignait par endroit.
- Je suis fier de toi, tu le sais ça ?, lui dit son aîné, un large sourire aux lèvres.
Bill se mit à faire quelques pas dans la pièce, puis à sautiller sur place et avant que Tom n'ait pu le retenir, son frère courait dans les couloir en hurlant qu'il arrivait à nouveau à marcher. Les infirmières, d'abord surprises, se mirent à rire en le voyant faire des allées et venues, toujours en courant. Tom arriva à le saisir lorsqu'il passa près de la chambre.
- Je ne voudrais pas qu'on t'envoie en psychiatrie alors arrête... Et je ne pense pas que ce soit bon pour toi que tu fasses autant d'efforts...
- Je ne veux pas retourner me coucher, moi !
- Et bien il va falloir, au moins jusqu'à ce que le médecin vienne te voir...
- Non !
- Si !
- Non !
Tom se mit dos à son jumeau et l'attrapa par derrière les genoux pour le faire basculer sur son dos. Bill éclata de rire et se laissa porter jusqu'à son lit, sans broncher...
Trois semaines s'écoulèrent. Trois semaines et pourtant Bill ne marchait toujours pas. Il se fit presque une joie de le faire remarquer à son kinésithérapeute.
- Oui, je le vois bien que vous ne marchez pas jeune homme, déclara le spécialiste. Mais là, je ne peux plus rien pour vous...
- C'est toujours agréable de l'entendre..., soupira le brun.
Le médecin sourit et replaça Bill sur son fauteuil pour le ramener à sa chambre où l'attendait Tom. Certes, Bill ne marchait pas encore, mais au moins, maintenant, il acceptait d'aller seul à tous ses rendez-vous avec les médecins. Il salua le docteur et demanda à Tom de le placer sur le lit. Lorsqu'il fut bien installé, le blond lui amena un bouquet de fleurs.
- C'est pour moi ?, demanda le brun.
- Je suppose..., sourit Tom, elles viennent de maman. Elle trouvait la pièce trop triste à son goût...
- Je veux les sentir !, déclara Bill, tout excité.
Tom approcha le bouquet et l'androgyne prit une grande respiration avant de déclarer :
- Ca ne sent rien !
Le dreadé éclata de rire et se dirigea vers l'armoire de l'hôpital où était rangé les vases. Il en sélectionna un et le remplit d'eau. Il alla ensuite le déposer sur le meuble prévu pour les fleurs, en face du lit de son jumeau. Ce dernier l'observait, ou du moins tentait de voir ce qu'il faisait avec ces pauvres fleurs, mais n'y parvenait pas puisque son frère se trouvait devant.
- Je suis sûr que tu fais n'importe quoi..., dit simplement Bill.
- Comme si tu étais plus habile que avec des fleurs ! Voilà, regarde comme c'est beau !, déclara, tout sourire, l'aîné.
Bill regarda attentivement les fleurs. Son frère n'avait pas su les accorder, du moins, pas au goùt du brun.
- Ce n'est pas beau...
- Tu es difficile, on te l'a déjà dit ?, s'exaspéra son double. Bon je recommence...
Et il se réactiva autour des fleurs. Il était extrêmement concentré et sursauta lorsqu'il entendit son frère.
- Ce n'est pas beau...
Il ne sursauta pas de sa phrase, mais de la proximité du son. Il fit aussitôt volte-face et se retrouva devant un Bill, captivé par un bouquet de fleur, mais debout ! Lui-même ne semblait pas avoir remarqué qu'il s'était levé et avait marché jusqu'au vase. L'androgyne se pencha légèrement en avant et commença à arranger les plantes à sa manière.
- Tu vois si tu mets celle-ci par ici, c'est bien plus joli !
Le brun se retourna vers son jumeau.
- Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?
En effet, Tom le dévisageait, les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte. Le brun passa sa main devant le visage de son frère.
- Tom ?...
- Bill... Tu... Bill... Tu... Tu...
- Jamais ! Jamais je ne metterai de tutu !
- Tu marches !
Aussitôt, Bill baissa la tête pour constater qu'il était effectivement droit comme un i au milieu de la pièce. Il se jeta alors au cou de Tom, non pas pour exprimer sa joie, mais plutôt sa peur.
- Je ne veux pas tomber... Tom... Tiens-moi...
Tom saisit son frère par la taille et le fixa.
- Je ne t'ai pas soutenu pour que tu viennes ici, tu y es venu tout seul... Tu n'as pas besoin de mon aide Bill... Tu peux marcher sans moi...
Bill pleurait et se mit d'avantage à paniquer lorsqu'il sentit les mains de Tom se retirer de ses hanches. Il saisit alors les bras de son double et les serra violemment.
- Bill tu me fais mal...
- Je ne veux pas tomber !, hurla le brun.
- Bill, je ne te tiens pas, et tu es toujours debout...
L'androgyne fixa les mains de Tom et vit, qu'en effet, elles ne le tenaient plus.
- Je... Je... Je peux marcher..., sourit doucement le plus jeune.
- Oui, et j'aimerais que tu relâches la pression sur mes bras s'il te plaît...
Bill le lâcha aussitôt, remarquant qu'il avait planté ses ongles tellement fort que Tom saignait par endroit.
- Je suis fier de toi, tu le sais ça ?, lui dit son aîné, un large sourire aux lèvres.
Bill se mit à faire quelques pas dans la pièce, puis à sautiller sur place et avant que Tom n'ait pu le retenir, son frère courait dans les couloir en hurlant qu'il arrivait à nouveau à marcher. Les infirmières, d'abord surprises, se mirent à rire en le voyant faire des allées et venues, toujours en courant. Tom arriva à le saisir lorsqu'il passa près de la chambre.
- Je ne voudrais pas qu'on t'envoie en psychiatrie alors arrête... Et je ne pense pas que ce soit bon pour toi que tu fasses autant d'efforts...
- Je ne veux pas retourner me coucher, moi !
- Et bien il va falloir, au moins jusqu'à ce que le médecin vienne te voir...
- Non !
- Si !
- Non !
Tom se mit dos à son jumeau et l'attrapa par derrière les genoux pour le faire basculer sur son dos. Bill éclata de rire et se laissa porter jusqu'à son lit, sans broncher...
LLlllK. RyûklllLL
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Pix by a fan : désolée je ne me souviens plus où je l'ai prise...

