Flower power !

Flower power !
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Trois semaines s'écoulèrent. Trois semaines et pourtant Bill ne marchait toujours pas. Il se fit presque une joie de le faire remarquer à son kinésithérapeute.

- Oui, je le vois bien que vous ne marchez pas jeune homme, déclara le spécialiste. Mais là, je ne peux plus rien pour vous...
- C'est toujours agréable de l'entendre...
, soupira le brun.

Le médecin sourit et replaça Bill sur son fauteuil pour le ramener à sa chambre où l'attendait Tom. Certes, Bill ne marchait pas encore, mais au moins, maintenant, il acceptait d'aller seul à tous ses rendez-vous avec les médecins. Il salua le docteur et demanda à Tom de le placer sur le lit. Lorsqu'il fut bien installé, le blond lui amena un bouquet de fleurs.

- C'est pour moi ?, demanda le brun.
- Je suppose..., sourit Tom, elles viennent de maman. Elle trouvait la pièce trop triste à son goût...
- Je veux les sentir !
, déclara Bill, tout excité.

Tom approcha le bouquet et l'androgyne prit une grande respiration avant de déclarer :

- Ca ne sent rien !

Le dreadé éclata de rire et se dirigea vers l'armoire de l'hôpital où était rangé les vases. Il en sélectionna un et le remplit d'eau. Il alla ensuite le déposer sur le meuble prévu pour les fleurs, en face du lit de son jumeau. Ce dernier l'observait, ou du moins tentait de voir ce qu'il faisait avec ces pauvres fleurs, mais n'y parvenait pas puisque son frère se trouvait devant.

- Je suis sûr que tu fais n'importe quoi..., dit simplement Bill.
- Comme si tu étais plus habile que avec des fleurs ! Voilà, regarde comme c'est beau !, déclara, tout sourire, l'aîné.

Bill regarda attentivement les fleurs. Son frère n'avait pas su les accorder, du moins, pas au goùt du brun.

- Ce n'est pas beau...
- Tu es difficile, on te l'a déjà dit ?
, s'exaspéra son double. Bon je recommence...

Et il se réactiva autour des fleurs. Il était extrêmement concentré et sursauta lorsqu'il entendit son frère.

- Ce n'est pas beau...

Il ne sursauta pas de sa phrase, mais de la proximité du son. Il fit aussitôt volte-face et se retrouva devant un Bill, captivé par un bouquet de fleur, mais debout ! Lui-même ne semblait pas avoir remarqué qu'il s'était levé et avait marché jusqu'au vase. L'androgyne se pencha légèrement en avant et commença à arranger les plantes à sa manière.

- Tu vois si tu mets celle-ci par ici, c'est bien plus joli !

Le brun se retourna vers son jumeau.

- Quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?

En effet, Tom le dévisageait, les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte. Le brun passa sa main devant le visage de son frère.

- Tom ?...
- Bill... Tu... Bill... Tu... Tu...
- Jamais ! Jamais je ne metterai de tutu !
- Tu marches !


Aussitôt, Bill baissa la tête pour constater qu'il était effectivement droit comme un i au milieu de la pièce. Il se jeta alors au cou de Tom, non pas pour exprimer sa joie, mais plutôt sa peur.

- Je ne veux pas tomber... Tom... Tiens-moi...

Tom saisit son frère par la taille et le fixa.

- Je ne t'ai pas soutenu pour que tu viennes ici, tu y es venu tout seul... Tu n'as pas besoin de mon aide Bill... Tu peux marcher sans moi...

Bill pleurait et se mit d'avantage à paniquer lorsqu'il sentit les mains de Tom se retirer de ses hanches. Il saisit alors les bras de son double et les serra violemment.

- Bill tu me fais mal...
- Je ne veux pas tomber !
, hurla le brun.
- Bill, je ne te tiens pas, et tu es toujours debout...

L'androgyne fixa les mains de Tom et vit, qu'en effet, elles ne le tenaient plus.

- Je... Je... Je peux marcher..., sourit doucement le plus jeune.
- Oui, et j'aimerais que tu relâches la pression sur mes bras s'il te plaît...

Bill le lâcha aussitôt, remarquant qu'il avait planté ses ongles tellement fort que Tom saignait par endroit.

- Je suis fier de toi, tu le sais ça ?, lui dit son aîné, un large sourire aux lèvres.

Bill se mit à faire quelques pas dans la pièce, puis à sautiller sur place et avant que Tom n'ait pu le retenir, son frère courait dans les couloir en hurlant qu'il arrivait à nouveau à marcher. Les infirmières, d'abord surprises, se mirent à rire en le voyant faire des allées et venues, toujours en courant. Tom arriva à le saisir lorsqu'il passa près de la chambre.

- Je ne voudrais pas qu'on t'envoie en psychiatrie alors arrête... Et je ne pense pas que ce soit bon pour toi que tu fasses autant d'efforts...
- Je ne veux pas retourner me coucher, moi !
- Et bien il va falloir, au moins jusqu'à ce que le médecin vienne te voir...
- Non !
- Si !
- Non !


Tom se mit dos à son jumeau et l'attrapa par derrière les genoux pour le faire basculer sur son dos. Bill éclata de rire et se laissa porter jusqu'à son lit, sans broncher...



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Pix by a fan : désolée je ne me souviens plus où je l'ai prise...

# Posté le jeudi 17 avril 2008 05:39

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 13:39

Ce n'était que le commencement de l'enfer...

Ce n'était que le commencement de l'enfer...
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Ils restèrent une heure à attendre un médecin. Tom n'arrivait plus à tenir Bill tranquille. Il fut soulagé en voyant arriver le spécialiste.

- Faites lui une injection de calmant !, supplia Tom.
- C'est vous qui demandez ça ?, répondit, plus que surprise, le médecin.

Il comprit rapidement pourquoi le blond l'avait supplié : Bill était debout sur le lit et sautillait joyeusement, tout en lançant des "je marche, je marche, je marche" à chaque saut ! Le docteur sourit puis demanda à Bill de s'asseoir pour pouvoir l'ausculter.

- Non !
- Bill, s'il vous plaît...


Bill cessa de sauter et se retourna.

- Vous ? Je suis tout seul sur le lit !
- D'accord... Bill, tu veux bien t'asseoir ?


Il sauta encore une fois en l'air puis se laissa lourdement tomber en tailleur.

- Je suis fatigué, déclara simplement le brun.
- Etonnant..., se contenta de répondre Tom.

Le médecin ausculta rapidement le plus jeune.

- Très bien... Cette nuit sera ta dernière dans cet hôpital... Demain matin, tu passeras des tests afin que l'on puisse constater si ton cerveau a souffert de ton coma..., prévint le spécialiste.
- Mon cerveau fonctionne très bien !
- Nous verrons ça demain
, répondit le médecin en lui faisant un clin d'oeil.

Le docteur se tourna vers Tom et lui demanda de le suivre dans le couloir. Arrivés là, ils se fixèrent, le même regard grave envahit leurs yeux.

- Vous avez remarqué que son comportement n'est pas celui d'un jeune homme de dix-huit ans..., commença le spécialiste.
- C'est la joie et la fatigue qui le font réagir comme ça...
- J'ai bien peur que non.
- Vous pensez à quoi ?
- Il est fort probable que Bill est régressé, que son âge mental ne soit plus le même que son âge civil...
- Il peut avoir régressé de nombreuses années ?
- J'en ai bien peur,
répondit doucement le médecin, nous en saurons plus demain...
- Est-ce qu'il pourra redevenir comme avant, avec le temps ou... Ou il restera à jamais en retard ?
, demanda à demie voix le blond.

Le spécialiste garda le silence quelques instants avant de poursuivre.

- Je ne peux rien affirmer, Bill nous a déjà surpris par le passé, mais généralement le patient ne récupère jamais totalement ses capacités..., finit-il par avouer.

Tom ne répondit rien et entra à nouveau rejoindre son jumeau. Ce dernier était assis sur le lit, toujours en tailleur, et regardait son frère, un large sourire accroché aux lèvres.

- Pourquoi tu souris comme ça ?, demanda l'aîné.
- Demain je vais à la maison ! Je vais revoir ma chambre, même si je ne sais plus à quoi elle ressemble ! Mais je suis impatient de rentrer !
- Je comprends...


Le visage de l'androgyne s'assombrit.

- Ca ne va pas Tommy ?, demanda-t-il.

Tom sourit légèrement puis plus franchement.

- Si, tout va bien... Je me réjouis de te revoir chez nous ! Je vais te laisser, je vais aller prévenir papa et maman...

Bill acquiesça d'un faible mouvement de tête. Son frère s'approcha et le prit doucement dans ses bras.

- Je sais que tu ne te souviens toujours pas d'eux... Mais tu ne seras pas avec des inconnus, moi je serai là... Je serai toujours là Bill...
- Merci...


Le blond resserra son étreinte et sortit. Il courut jusqu'à chez lui Il composa le numéro de sa mère en chemin. Elle répondit à la première sonnerie.

- Oui ? Il y a un problème avec ton frère ?
- Marche... Il... Aïe !


Tom avait tenté de lui expliquer que son jumeau marchait à nouveau et qu'il allait rentrer, mais il n'avait pas cru utile de s'arrêter de courir et venait de cogner le trottoire de son pied et de tribucher lourdement sur le bitume.

- Tom ? Tom, ça va ?. s'inquiéta sa mère.
- On s'en fout ! Bill... Bill marche maman !
- Tu... Tu plaisantes ?
- Est-ce que j'en ai l'air ?
- Non... Mais comment s'est arrivé ?
- Rentre aussi vite que possible et je t'expliquerai tout ! Et amène papa !
- Oui, oui, à tout de suite !


Ils raccrochèrent. Tom se releva. Il s'était en effet uniquement assis dans la rue pour discuter avec sa mère. Il se mit debout et grimaça de douleurs. Il baissa les yeux au niveau de son genou.

- Merde ! Pas mon baggy !, s'écris Tom en voyant l'immense trou qui s'y trouvait.

Il se rendit chez lui aussi rapidement que possible. Arrivé là, ses parents n'étaient pas encore rentrés. Il monta à l'étage et se rendit dans la salle de bain. Il retira son baggy et soigna rapidement son genou. En passant devant la glace, il se stoppa net en voyant une plaie sanguinolente à son menton. Il n'avait rien senti... Quoique maintenant, en voyant cette marque, peut-être bien qu'il avait mal... Il ne put admirer plus longtemps l'endroit coloré de sang car ses parents venaient d'arriver.

- Tom ?, c'était la voix de sa mère.
- Maman ! J'arrive !

Il retourna précipitamment dans sa chambre, enfila un nouveau baggy et descendit rejoindre ses parents dans le salon.

- Tom, mon bébé, tu saignes !
- Ce n'est pas vraiment important... Bill marche !
- Tu en es certain ?
, demanda le père.
- Oui ! Il marche... Il court même..., déclara le blond.
- Les médecins ont dit qu'il pouvait rentrer ?
- Oui, demain après...


Il ne termina pas sa phrase, après la bonne nouvelle, la mauvaise...

- Après quoi, Tom ?, question sa mère.
- Après avoir passé des tests...
- Quels tests ?
, poursuivit Jörg.
- Des tests pour savoir son niveau mental, enfin... Pour évaluer les dégâts au niveau de son cerveau après le coma...

Le silence se fit, durant de longutes minutes. C'est sa mère qui la première rompit le silence.

- Ils penseent qu'il est... Comme avant ?
- Non... Ils pensent qu'il a regressé de plusieures années...


La mère retint un sanglot. Plus un bruit ne se fit entendre durant encore de longues minutes, puis le père se leva et prit le visage de Tom entre ses doigts.

- On va aller soigner ça... Même si je sais que tu es un homme et que tu n'as pas besoin d'aide... Je ne voudrais pas que tu te désinfectes mal, ça peut laisser une vilaine cicatrice...
- Oui... Papa...


Ils montèrent tous les deux à l'étage, tandis que Simone se mit à pleurer.



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# Posté le jeudi 17 avril 2008 11:32

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 13:39

- Je te refuse comme ça...

- Je te refuse comme ça...
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Une heure plus tard, Tom redescendit les marches et alla rejoindre sa mère au salon. Cette dernière s'était assoupie sur le sofa. Le blond déposa un léger baiser sur la joue de mère et la recouvrit d'une couverture avant de se diriger vers la sortie. Une main se posa alors sur son épaule.

- Où tu vas, Tom ?
- Prendre l'air...
- Rentre dans une heure...
- Oui, Jörg...


Il ouvrit la porte et la referma derière lui. Tom courut jusqu'à un parc pour enfants. Là, il s'assit sur un banc et sortit son paquet de cigarettes et en extirpa une. Il l'alluma et tira dessus, doucement, les yeux dans le vide, les larmes coulant le long de ses jours. Bill rentrerait demain, après avoir passé des tests. Un enfant tomba devant ses yeux et se mit à pleurer. Avant que Tom n'est pu faire un mouvement pour l'aider, un garçon légèrement plus âgé que celui qui venait de tribucher accourut.

- Neils ! Ca va ?
- J'ai mal !
- Fais voir...


Le plus grand des deux releva le pantalon du premier jusqu'à son genou : une légpre égratinure, rien de bien méchant.

- Viens, maman va te soigner...
- Faut que tu m'aides à me relever...
- Oui, petit frère, ne t'en fais pas...


Ils se relevèrent et partirent doucement, l'un boiîtant, l'autre le soutenant, rejoindre une femme d'une trentaine d'années. Tom avait observé cette scène, se répétant que maintenant son quotidien serait celui-là. Celui d'un frère qui aide son cadet. Il avait oujours aidé Bill, c'est certain, mais même s'il aimait lui répété qu'il était l'aîné, il savait que son frère et lui avait le même âge, qu'ils pouvait tout se dire, tout se confier l'un à l'autre car ils se comprenaient. Mais maintenant... Maintenant qu'on allait lui annoncer que Bill avait regressé de plusieurs années, comment pourait-il encore lui parler de tous les sujets ? C'était terminé. Maintenant il deviendrait le grand frère qu'il s'est toujours prétendu être. Il devrait s'occuper de Bill comme d'un enfant, malgré le fait qu'il n'en soit plus un... Ses larmes coulèrent encore. Ses pensées ne s'arrêtèrent pas de tourner dans son esprit. Une brulûre soudaine le ramena à la réalité. Il venait de faire tomber sa cigarette sur sa main libre. Il se releva du banc et retourna chez lui, lentement. Il entra et retrouva ses parents dans la salle à manger.

- Tu étais où ?, demanda sa mère.
- Prendre un peu l'air...
- Viens t'asseoir...
- Je n'ai vraiment pas faim, mais merci...
, répondit Tom, un sourire aux lèvres.
- Tu es vraiment pâle..., poursuit Simone.
- Laisse notre fils tranquille, c'est un jeune homme, fort, solide et tout ! N'est-ce pas Tom ?
- Oui, papa...


Sans laisser le temps à l'un de ses parents de répondre, il monta quatre à quatre les marches.
Le lendemain matin, Tom se leva tôt, histoire de préparer les vêtements de sortie pour son frère : un t-shirt rouge avec une tête de mort, un pantalon noir avec deux fermeture Eclair et un blouson noir et blanc.


- Ca fera l'affaire, se dit Tom à lui-même.

Il alla prendre son petit-déjeuner et laissa un mot à ses parents, leur indiquant qu'il était déjà aller rejoindre son jumeau. Arrivé à l'hôpital, il retrouva son frère, endormi. Il s'assit sur le lit et effleura la joue de son frère. Ce dernier se mit à gigoter dans tous les sens, attirant le drap par-dessus sa tête. Tom ne put s'empêcher de sourire.

- Eh la marmotte... Faut se réveiller...
- Sale poulpe !
- Eh !
, s'écria légèrement vexé, le dreadé.

Bill se retourna vers son jumeau, les yeux toujours fermés, saisit sa main et la fit glisser sur sa joue, doucement.

- Je veux des petites caresses pour me réveiller !, répondit Bill d'une voix d'enfant.

Tom ne put lui résister et se mit à frotter tendrement la joue de son jumeau. Après cinq mninutes, le brun se décida à ouvrir les yeux.

- Merci Tommy...

Le blond sourit et aida son frère à se lever.

- Je vais me doucher, toi, tu surveilles que personne n'entre !, ordonna Bill.

Tom sortit les affaires qu'il avait amené pour son jumeau et rassembla les autres pour le départ. Une demie-heure plus tard, Bill réapparut, une serviette autour de la taille et encore tout humide et dégoulinant. Il fit un pas, et Tom eut juste le temps de le rattraper avant qu'il ne tombe au sol.

- Tu aurais pu t'essuyer, avant de sortir !
- Tom...
- Regarde ! Tu aurais pu te faire très mal !
- Tom...
- Et surtout, tu aurais pu te casser quelque chose et tu aurais dû rester encore des semaines ici !
- Tom !
- Quoi ?
- Redonne-moi la serviette qui est tombée s'il te plaît...


Tom piqua un fard en s'appercevant que son jumeau était nu devant lui et quand plus il le tenait encore fort contre lui. Il le lâcha aussitôt, ramassa la serviette et la lui tendit tout en se retournant.

- Excuse-moi...
- On est jumeau... On est fait tout pareil, non ?
, déclara simplement le brun.

Il alla s'asseoir sur le lit, tout sourire. Tom alla dans la salle de bain et revint avec une serviette sèche. Il s'approcha de son jumeau et se mit à lui sécher les cheveux. Bill le fixa.

- J'ai froid..., dit-il.
- Attends, je t'amène tes vêtements.
- Mais je suis tout mouillé !
- Alors sèche-toi !
- C'est toi qui à la serviette sèche alors fais-le toi !


Tom le dévisagea.

- Tu es suffisamment grand pour le faire toi-même... Attrape !

Il lui lança la serviette que Bill rattrapa. Il ne sembla pas pour autant vouloir s'essuyer.

- Qu'set-ce que tu attends ? Sèche-toi si tu ne veux plus avoir froid !
- Non... Je veux que se soit toi qui le fasse !
- Bill, tu n'es plus un enfant !
- Si !


Ils se fixèrent et Tom se rapprocha de lui, lui prenant la serviette des mains.

- On t'a déjà dit que tu étais têtu ?
- Oui, mais on a ajouté que tu l'étais bien plus que moi !
, déclara le brun, un large sourire aux lèvres.

Tom ne put retrenir un petit rire. Il se mit à sécher son dos, puis son cou, son torse, son ventre. Il se surprit à détailler chaque partie du corps de son jumeau. Lorsqu'il se rendit compte de cela, il tendit le bout de tissuà son frère.

- Finis...
- Non !
- Bill, je ne vais as t'essuyer ce que tu as en dessous de la ceinture !
- Normal... Je n'ai pas de ceinture là !


Tom poussa un grognement d'iritation. Bill n'en demanda pas plus pour bien vouloir finir la tâche seul. Tom lui sortit alors son t-shirt, son jean, une ceinture et un boxer. Bill enfila rapidement le boxer et le jean mais se figea en voyant le choix de son frère en matière de t-shirt.

- Aller, enfile-le, tu trembles tellement tu as froid..., commença Tom.
- Non...

il tourna vers Tom deux yeux remplis de larmes.

- Pourquoi ?
- J'ai peur... Je n'aime pas les têtes de mort...


Non, c'était impossible... Le dreadé dévisagea son double : cet adolescent ne pouvait pas être son frère. Son jumeau aimait les têtes mort, tellement qu'il ne se passait pas un jour sans qu'il n'en porte une, soit en collier, soit en boucle de ceinture, soit sur un t-shirt.

- Enfile ce t-shrit, Bill...
- J'ai peur...
- Enfile-le !
, hurla l'aîné.

Bill trembla d'avantage. Son frère venait de crier, encore, et il le voyait, là, devant lui, tremblant également, mais de rage. Pourquoi ? L'androgyne l'ignorait. Ses yeux laissèrent tomber des larmes, mais il voyait la colère grandir dans le regard de son double, remarquant qu'il avait les poings serrés, prêt à frapper. Bill baissa la tête et attrapa le t-shirt qu'il enfila rapidement. Tom le saisit par le bras, ce qui le fit sursauter, et le traîna jusqu'à la salle de bain. Le brun se mit à sangloter.

- Tom... Tom... Je t'en prie...
- Quoi ?
, hurla-t-il à nouveau.
- Qu'est-ce que... Qu'est-ce que tu veux me faire ?, interrogea, complètement terrorisé, le cadet.
- Je veux juste te coiffer !, rétorqua méchamment son grand frère.

Le dreadé prit le sèche-cheveux et se mit à arranger les cheveux de son frère. Après quinte minutes, la coupe du jeune androgyne était finie. Tom avait uniquement sécher et lisser à l'aide d'une brosse, la chevelure de son homologue. Il déposa le sèche-cheveux et caressa doucement la joue de Bill, l'enlaça et blottit son visage dans le cou de ce dernier.

- Pardon...

Ses larmes mouillèrent la peau pâle de son jumeau.

- Je t'aime tellement, je ne voulais pas hurler ni te forcer à mettre ce truc... Excuse-moi...

Les bras du brun vinrent enlacer le corps secoué de sanglots de Tom.

- Tu n'as pas été gentil et tu m'as fait peur, mais... Mais je t'aime toujours Tommy...

Ces mots, ces simples mots, venaient de réconforter et de tuer de Tom en même temps : son frère lui pardonnait, oui, mais il n'avait pas utilisé des mots de jeune homme pour l'exprimer, non, il avait préférait des mots d'enfant. Tom le serra fort contre lui avant de l'embrasser sur la joue.

- Je suis désolé., répéta-t-il une dernière fois, viens il faut que tu mettes ta ceinture et que tu ailles passer tes tests...

L'androgyne accepta et le suivit. Tom saisit la ceinture et la fit glisser dans les passants du jean de Bill. Tom attira le brun à lui et boucla la ceinture. Ils se trouvaient à quelques centimètres l'un de l'autre et Tom saisit le visage de Bill entre deux doigts.

- Je t'aime p'tit bout...

L'androgyne sourit et s'assit sur le lit, attendant les médecins pour ses examens.



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# Posté le dimanche 20 avril 2008 10:46

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 13:40

Le retour

Le retour
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Quelques secondes plus tard, on frappa à la porte et le médecin entra.

- Bill ?
- Oui ?
- On va aller faire des tests, tu sais pour quoi ?
- Pour ma tête ?
- Oui, pour ton cerveau en fait.
- Je suis prêt !
- Très bien, suis-moi...


Ils s'éloignèrent en direction de la porte et Bill se retourna pour faire un grand signe d'au revoir à son frère. Ce dernier sourit légèrement, puis lorsque la porte se referma il patienta quelques minutes et quitta l'hôpital pour se rendre chez lui. Son jumeau n'aimait plus les têtes de mort et sa chambre en était couverte ! Il se devait de la rendre le plus vivable possible pour son double. Il passa une demie heure à faire en sorte que les éléments les plus terrifiants soient dissimulés. Lorsqu'il fut satisfait du résultat il retourna à l'hôpital. Arrivé à l'étage de la chambre de son jumeau, il remarqua que trois médecins patientaient devant la porte. Il s'approcha pour leur demander les résultats des examens.

- Alors, qu'on dit les tests ?, demanda la blond à l'homme qui avait emmené son jumeau.
- Nous navons pas pu effectué les examens.
- Pardon ? Mais pourquoi ?
- Bill a été pris d'une crise de violence.
- Une quoi ?
- Une crise de violence. Arrivé dans la salle des tests, il s'est assis puis quelques secondes plus tard s'est relevé et a frappé avec ses poings contre le mur et lorsque j'ai essayé d'intervenir, il a voulu me frapper...


Tom se dirigea vers la chambre mais le médecin le retint.

- Je vous déconseille fortement d'entrer, il est extrêmement violent pour lui-même et pour son entourage...

Le dreadé comprit le sous-entendu du médecin.

- Il est hors de question qu'il reste ici plus longtemps, il sortira aujourd'hui comme prévu !

L'homme en blouse blanche fixa l'adolescent quelques secondes avant de lui répondre.

- Très bien... Je dois vous préciser également qu'il n'a aucun souvenir de ses gestes.

Tom parut sceptique.

- Il dit qu'il n'a jamais fait de telles choses... Il est fort probable qu'il recommence à frapper sans pour autant se souvenir de ses actes..., répondit le médecin devant l'air interdit de Tom.
- Très bien, merci de me prévenir, répondit simplement le blond avant d'entrer dans la pièce où se trouvait son jumeau.


Bill tourna son regard vers lui avant de le replonger au sol. Tom s'approcha doucement.

- Je n'ai pas fait ça..., murmura l'androgyne.

Le blond le prit dans ses bras.

- Si, mais tu ne t'en souviens pas... Tu ne l'as pas voulu, je le sais.

Il l'enlaça tendrement.

- Ils vont me garder ici ?, s'inquiéta le plus jeune.
- Non, je t'emmène avec moi !, déclara son jumeau.


Aussitôt un sourire se dessina sur le visage de Bill.

- On part maintenant ?
- Non, Bill, papa et maman doivent venir nous chercher. Au fait, tu n'as pas fait de tests alors ?
- Non... Je dois venir mercredi.
- Très bien.


Ils finirent de préparer les bagages de Bill et leurs parents arrivèrent à l'instant même où ils refermaient le sac du plus jeune. Les jumeaux se retournèrent vers Jörg et Simone. Sans que Bill ou Tom n'aient eu le temps de faire quoi que se soit ou même de comprendre la situation, leur père se précipita vers le cadet et le giffla de toutes ses forces.

- Ca t'apprendra à frapper des spécialistes !, lui hurla-t-il avant de repartir.

Bill était en larmes et Tom, totalement choqué.

- Je... Je ne savais pas qu'il allait réagir comme ça..., balbutia Simone.

Elle sortit précipitemment de la pièce. Tom, sortant de sa transe, s'approcha de son jumeau et le prit dans ses bras. Bill pleura quelques secondes sur son épaule, puis plus aucun son ne sortit de sa bouche. Tom se recula légèrement pour l'observer et il prit peur lorsqu'il vit sa mâchoire crispée et ses yeux enfantins quelques secondes auparavant, étaient maintenant deux billes noires où se lisait une froideur effrayante.

- Bill, est-ce que...

Tom ne put terminet sa phrase : son jumeau s'était jeté sur lui, frappant au ventre son double. Ce dernier, dans un effort surhumain, réussit à plaquer Bill contre le mur, tenant fermement ses poignets dans son dos.

- Bill, c'est Tom... Calme-toi..., lui murmura-t-il.

Le brun se débattit quelques secondes encore et, tout aussi rapidement que la crise était venu, il se calma et se remit à pleurer.

- Tom... Qu'est-ce que tu fais ?

Tom le lâcha aussitôt et le prit dans ses bras.

- Tu... Tu as voulu me frapper..., répondit son frère.


L'androgyne se mit à pleurer d'avantage, s'excusant entre chaque sanglot. Le blond passa doucement l'une de ses mains dans le dos de son jumeau et l'autre dans ses cheveux. Lorsqu'il se calma, Tom embrassa sa tempe avant de plonger ses yeux dans ceux encore embués de larme de son petit frère.

- On va rentrer à la maison maintenant, d'accord ?
- J'ai peur
, déclara Bill.
- De quoi ?
- J'ai peur que papa me frappe encore...


Le dreadé caressa doucement le joue de son jumeau.

- Non, je m'interposerai je te le promets...

Il lui sourit pour donner de l'appui à sa phrase et le brun lui réponditde la même façon. Tom saisit le sac de son double et le prit par la main.

- Fais tes adieux à cette chambre, on part pour la maison !



LLlllK. RyûklllLL
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# Posté le vendredi 25 avril 2008 04:03

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 13:40

OO

OO
Ca fait presque un mois que j'ai rien mis ! Je vous promets la suite, mais pas ce week-end, je suis occupée, si j'arrive je poste dimanche soir, sinon je posterai pendant la semaine suivante. Je vais aussi faire en sorte de prendre de l'avance pour vous mettre plus régulièrement des suites !

Voilà, merci de comprendre !

A bientot !

# Posté le vendredi 16 mai 2008 04:42