T.O.M.

JE LE HAIS...
JE NE PEUX PAS M'EMPECHER DE LE HAÏR...
JE REVE DE SA MORT...
JE REVE DE LE VOIR SOUFFRIR...
J'AIME SON FRERE MAIS JE REVE DE LE SACRIFIER UNIQUEMENT POUR VOIR SOUFFRIR SON JUMEAU...
JE VEUX LE FAIRE SOUFFRIR COMME IL N'A JAMAIS SOUFFERT...
JE VEUX VOIR SON SANG...
JE VEUX LE VOIR AGONISER...
JE VEUX VOIR SON SOURIRE SI DRAGUEUR, SI FRIMEUR, DISPARAITRE DERRIERE LA DOULEUR...
JE VOUDRAIS LUI DIRE QUE JE LE HAIS...
JE VOUDRAIS LUI DIRE QUE J'AI DEJA REVE DE SA MORT...
JE SOUFFRE DE LE DETESTER AUTANT...
JE SOUFFRE DE NE POUVOIR LE FAIRE SOUFFRIR...
ET JE SOUFFRE DE SAVOIR QU'IL SE FICHE PAS BIEN MAL QUE JE LE DETESTE...


TOM, JE TE HAIS...

I DREAM ABOUT YOUR DEATH...

PARDON...

EDIT

PARDON...

POURQUOI CETTE HAINE INJUSTIFIEE, A VOS YEUX DU MOINS ?

OUI, JE LE TROUVE BEAU...
OUI, C'EST UN EXCELLENT GUITARISTE...
OUI, IL PEUT ETRE DROLE...

MAIS CELA N'ENLEVE RIEN A MA HAINE...

SES PAROLES DE FRIMEUR...
SON SOURIRE "RAVAGEUR"...
SON MANQUE DE RESPECT DES FILLES...
JE NE LE SUPPORTE PAS...

ET CETTE PHRASE...

TOM : L'AUTOMUTILATION N'EST PAS UNE SOLUTION...

NE PARLE PAS DE CE QUE TU NE CONNAIS PAS CONNARD...

TU NE SAIS PAS CE QUE C'EST D'AVOIR MAL A L'INTERIEUR...
D'AVOIR CETTE BOULE AU FOND DE L'ESTOMAC...
DE TE DIRE QU'UNE SEULE COUPURE SUFFIRA A LA FAIRE DISPARAITRE...
UNE SEULE ?...
DIX...
VINGT...
TRENTE...
TON BRAS EN SANG ET TOUJOURS CE MAL-ETRE...
ET CE SANG A L'INTERIEUR QUI NE DEMANDE QU'A RESPIRER L'AIR QUI T'ENTOURE...
DIX...
VINGT...
TRENTRE...
TON DEUXIEME BRAS TRANCHE SUR TOUTE SA LONGUEUR...
ET ENFIN TU TE SENS BIEN...
EPUISE MAIS BIEN...

OUI L'AUTOMUTILATION N'EST PAS UNE SOLUTION, MAIS C'EST LA SEULE QUI S'IMPOSE A TOI DANS CES MOMENTS-LA...

JE TE HAIS...


Tu penseras peut-être comme Tom, mais dans ce cas, tu ne t'es jamais retrouvé avec une lame de rasoir dans une main...
T.O.M.

# Posté le lundi 14 juillet 2008 16:24

Modifié le mardi 02 septembre 2008 14:27

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483 visites ce mois
...

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 13:39

Un pas en avant, deux en arrière...

Un pas en avant, deux en arrière...
____


C'est à force de pleurer qu'il s'endormit. Il fut réveillé à sept heures par un message de Jenny.

Bonjour Tom. Est-ce que je peux te téléphoner ?

Il lui répondit que oui et quelques secondes plus tard, son portable sonna.

- Allô ?
- Bonjour toi ! Tu parais tout endormi...
, déclara aussitôt la jeune fille.
- Euh... Oui, j'ai peu dormi.
- Oh ! Pauvre chou !... Au fait, tu vas dans quelle école ?
- J'allais dans celle du centre-ville.
- C'est celle où je vais. Pourquoi tu n'es pas encore là ?
- Je n'y vais plus depuis environ un an.
- Ah ? Pourquoi ça ?


Tom garda le silence.

- Tom ?
- Cela fait combien de temps que tu es dans cette école ?
- Depuis toujours ! Enfin depuis que je dois y aller quoi !
- Alors tu sais ce qui s'est passé...


Jenny parut confuse.

- Oh... Je... Je n'y avais pas songé... Pardon.
- Je ne t'en veux pas.


Jenny n'ajouta rien.

- Ma puce ?
- Puisqu'on en parle... Comment va ton jumeau ?
- Il est sorti du coma.
- Quoi ? Mais on n'en a jamais entendu parler à l'école !
- Normal, je n'ai jamais prévenu personne...
- Mais poruquoi ? On s'inquiète !
- Je ne veux pas que, eux, soient au courant !
- Oui... Oui, je comprends. Sache que je n'en reviens pas qu'ils soient encore dans cette école...
- Ecoute, je n'ai pas envie d'en parler...

- Oui, excuse-moi. Bon, on se voit ce soir vers seize heures ?
- Oui, je t'attendrai.
- Très bien, à ce soir.
- Jenny ?
- Oui ?
- Je t'aime...
- Oui, je dois te laisser, à toute à l'heure.


Elle raccrocha, laissant Tom sur sa faim, sans le "je t'aime" qu'il attendait. Le blond se recoucha, tirant par-dessus sa tête la couverture. Quelqu'un ouvrit la porte de sa chambre : son père. Il se crispa dans son lit, appréhendant l'acte.

- Tom, debout..., dit simplement son père, avant de ressortir.

Le dreadé retira les draps et s'assit sur le lit, regardant la porte. Jörg n'était plus là. Tom se leva et se rendit à la cuisine. L'adulte était déjà installé devant une tasse de café fumant, lisant son journal. Tom s'assit et se versa des céréales dans un bol. Il commença à manger, jetant constamment des regards à Jörg.

- Arrête de me fixer ! lui lança son père.
- Je... Ex... Excuse-moi..., balubutia Tom.

Il finit de manger, ne levant plus la tête de son repas. Il se leva et alla poser son bol dans l'évier. Au moment où il quittait la pièce, son père l'appela.

- Oui ?
- L'hôpital a appelé ta mère ce matin...
- Pourquoi ?
- Bill... Bill refuse de se nourrir, de marcher et toujours de parler.


Tom ne bougea plus, laissant échapper ses larmes.

- Pourquoi ?
- Je ne sais pas. Ta mère s'est rendue là-bas pour parler avec les spécialistes.
- Je vais la rejoindre.


Il se rendit dans sa chambre, s'habilla rapidement et partit pour l'hôpital. Il y arriva et croisa sa mère et un médecin dans le couloir.

- Maman !

Simone se retourna, en larmes. Elle fit signe à son aîné d'approcher. Il s'exécuta.

- Papa t'a expliqué ?
- Oui... Pourquoi est-ce qu'il n'arrive plus à faire tout ce qu'il savait ?
- Il y arrive parfaitement, il ne veut plus
, expliqua le médecin.
- Comment ça ?
- Il peut marche puisqu'il ne cesse de se retourner dans son lit. Et parler, il le peut également puisque dès que quelqu'un le touche, il se met à hurler.
- Je vais le voir...
, précisa Tom.
- Jeune homme, les médecins s'occupent de lui...
- Et d'après ce que vous m'avez dit, cela ne se passe pas bien...


Il se dirigea sans plus attendre vers la chambre de Bill. Son frère était allongé, en boxer, sur son lit. Des spécialistes l'entouraient, mais aucun n'avait de contacts physiques avec lui. Tom vint s'asseoir près de lui, après avoir fait sortir les médecins. Le brun se recoquevilla sur lui-même. Le dreadé passa sa main sur la joue de son jumeau, mais celui-ci hurla et le repoussa, le faisant tomber lourdement au sol. Tom se releva et Bill se mit à trembler et à sangloter.

- Pas... Frapper... Pas... Frapper..., murmura Bill.

Tom s'agenouiilla, posant ses bras sur le lit de son frère et son visage face à celui du brun.

- Bill, je ne vais rien te faire...

Il tenta de reposer sa main sur la joue de son double mais ce dernier se recula.

- Bill... Je suis ton jumeau... Si tu ne me fais pas confiance à moi, à qui est-ce que tu pourrais ?

L'androgyne, après avoir hésité quelques secondes, saisit la main de Tom et la posa sur sa joue. Le blond lui sourit et caressa sa peau avec son pouce, pouranta le brun ne le regardait toujours pas.

- Qu'est-ce que tu as ? Pourquoi tu refuses de marcher, de parler et de te nourrir ? Pourquoi tu ne me regardes même plus ?

Bill ne changea pas son attitude.

- Tu as mal quelque part ? tenta de demander Tom.

L'androgyne fit signe que non.

- Tu as peur de quelque chose ?

Nouveau mouvement de tête de la part de Bill.

- Tu as peur de quelqu'un ?

Le plus jeune posa sa main sur celle de Tom qui était encore sur sa joue et la serra doucement.

- Bill ? Tu as peur de quelqu'un ?

Cette fois, le cadet affirma de la tête.

- De qui ?

Le brun ne produisit aucun son.

- Dis-moi qui te fait peur...

Il essaya durant de longues minutes de faire parler son jumeau, mais n'y parvint pas. Il l'embrassa doucement sur le front pour lui dire au revoir et quitta la chambre. Tom retrouva sa mère et le spécialiste.

- Alors ? interrogea Simone.
- Il ne me parle pas, mais..., Tom hésita.
- Mais ?demanda sa mère.
- Mais il a accepté que je le touche... continua Tom.

Il ne voulait pas parler du fait que Bill était effrayé devant le médecin.

- Maman, on rentre ? Jörg doit s'inquiéter.

Sa mère l'observa quelques secondes et comprit que son fils voulait lui parler.

- Oui... Laisse-moi juste lui dire au revoir.

Tom acquiesça d'un mouvement de tête et sa mère la laissa quelques minutes pour aller voir son autre fils.

- Il ne vous a rien dit ? demanda le spécialiste.
- Non, répondit simplement le dreadé.

L'homme en blouse blanche le fixa, cherchant à déceler un mensonge mais Tom affonta son regard et ni l'un ni l'autre ne baissa les yeux, se fixant inlassablement jusqu'au retour de Simone, peu après.

- On repassera demain. Merci docteur.

Elle s'en alla, suivie de Tom. Une fois dans la voiture, sa mère se retourna vers lui.

- Alors ? Explique-moi...
- Il a eu peur que je le frappe et après je lui ai demandé s'il avait peur de quelqu'un et il m'a fait signe que oui.
- Il n'a pas dit de qui, je parie...
- Non.
- Ni poruquoi ?
- Non.


Simone se concentra sur la route mais elle paraissait réfléchir.

- Qu'est-ce qu'il y a ? interrogea Tom.
- Rien... Rien, rien.
- Maman, tu m'as toujours répété que ce n'était pas beau de mentir.


Elle sourit mais reprit rapidement son sérieux.

- Tu vas mal le prendre.
- Ah ? Explique-moi.
- Tu sais, Bill semble ne pas aimer que le personnel de l'hôpital s'occupe de lui...
- Et tu penses qu'il fait semblant ?
la coupa Tom.
- Non, je n'ai pas dit ça, mais peut-être qu'il interprète mal certains gestes ou certaines paroles...

Tom tourna la tête vers la fenêtre et n'ajouta pas un mot.

- Je savais que tu allais mal le prendre.

Le blond ne réagit pas.

- Aussi têtu que lui..., souffla sa mère.

Le portable de Tom sonna au même instant. C'était Jörg.

- Allô ?
- Oui, Tom, une jeune fille t'attend dans ta chambre...
- Qu... Quoi ?
- Oui. Une certaine Jenny.
- On... On arrive...


Il raccrocha. Sa mère remarqua aussitôt son air anxieux et stressé.

- Quelque chose ne va pas ?
- Une amie m'attend à la maison...


Simone l'observa du coin de l'oeil, un sourire aux lèvres.

- Une simple amie ?

Le dreadé ne lui répondit rien.

- Je comprends mieux ton air anxieux, rétorqua sa mère.
- Il n'y a rien à comprendre ! s'emporta Tom.

Simone n'ajouta rien, se contentant de sourire d'avantage...



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# Posté le vendredi 18 juillet 2008 04:29

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 13:46

Une lame, enfoncée loin dans mon âme...

Une lame, enfoncée loin dans mon âme...
____


Arrivés à la maison, Tom s'y précipita. Jörg se trouvait dans la cuisine. Il ne se retourna pas en entendant son fils entrer.

- Elle est dans ta chambre...
- Jörg ?
demanda doucement Tom.
- Quoi ?
- Tu lui as dit quoi ?
- Que tu arrivais et qu'il fallait qu'elle t'attende ans ta chambre, que je lui ai montrée...
- Okay...
, répondit Tom, tout en continuant de regarder son père.

Comprenant que celui-ci ne le regarderait pas, il alla rejoindre Jenny.

- Tom ! s'écria-t-elle, tout sourire.
- Jenny... On devait se retrouver à sieze heures...
- J'ai séché les cours pour venir te voir.
- C'est gentil, mais je préfèrerai que tu ne reviennes plus ici...
- Oh...


Elle paraissait affectée par les mots de Tom et ce dernier la prit dans ses bras et embrassa son front.

- Mais je suis quand même content de te voir.

Elle lui sourit et déposa ses lèvres sur les siennes.

- Si on allait se balader ? proposa le blond.
- Non, je pensais qu'on pouvait faire autre chose..., dit-elle en glissant ses mains sous le t-shirt de Tom.

Le dreadé la fixa un instant.

- Je crois que ce n'est pas raisonnable avec mes parents dans la maison...

Jenny se serra contre son corps et passa ses mains sur ses fesses.

- Je n'aime pas être raisonnable, répondit la jeune fille.

Elle vint prendre possession de ses lèvres et demanda accès à sa langue. Il accepta et ils commencèrent un langoureux baiser.

- Jenny, non, je crois...
- Moi, je crois que tu devrais te détendre...



Elle attira vers le lit et lui ôta son t-shirt. Elle se mit à toucher son torse, tout en suçotant la peau de son cou. Elle abaissa le baggy du dreadé. Elle le poussa doucement sur e lit, où il s'y allongea. Jenny le provoqua du regard et débuta un strip-tease, retirant sensuellement son top et son slim. Elle vint se placer au-dessus de lui, en sous-vêtements. Elle se pencha sur lui et l'embrassa tendrement. Au moment où le baiser s'enflammait, Jenny bougea légèrement son bassin sur le boxer de Tom. Ce dernier soupira d'aise et Jenny sourit, sentant qu'il commençait à s'exciter. Le jeune fille retira les derniers vêtements qui lui restaient, se retrouvant nue au-dessus du blond. Celui-ci passa sa main dans son boxer et se mit à se masturber.

- Non, non, non..., murmura Jenny, laisse-moi le faire, dit-elle en remplaçant sa main par la sienne, tout en retirant son boxer.

Elle le regarda et l'embrassa passionnément.

- Ca te dirait de découvrir ce qu'est le sexe ? chuchota-t-elle.

Tom se redressa sur ses coudes et la fit s'approcher de lui, la regardant, totalement nue devant lui. Il passa sa main sur la hanche droite de Jenny, remontant jusqu'à son sein qu'il toucha doucement. Il remonta jusqu'à sa nuque et l'attira à lui, l'embrassant sauvagement, caressan toujours sa poitrine. elle décolla très doucement ses lèvres des siennes.

- Ca veut dire oui ? sourit-elle.

Tom emprisonna à nouveau sa bouche, pour seule réponse. Jenny prit le membre dressé de son ami dans sa main et commença de lents va-et-vient.

- Han...

A peine ce son avait franchi la barrière de ses lèvres que Tom le regretta. L'image de son père apparut instentanément devant ses yeux. Il repoussa aussitôt Jenny, se leva et entoura sa taille d'un drap.

- Euh... Tom ? demanda Jenny, complètement perdue.
- Pars, s'il te plaît...
- Pardon ?
- Pars !
répéta plus sèchement le blond.

Jenny se leva et se posata face à lui, le regard noir.

- Si je pars, tu ne me reverras plus..., le prévint Jenny.
- Jenny... Je ne peux pas, je suis désolé, c'est plus fort que moi...

Elle le fixa quelques secondes, se baissa et prit ses affaires. Elle s'éloigna de Tom et se rhabilla.

- Très bien. Au revoir Tom.

Elle se dirigea vers la porte.

- Jenny, je t'aime...

Elle le fixa, l'air moqueur.

- Non, tu es incapable de me faire l'amour, tu ne m'aimes pas...

Elle quitta la maison, abandonnant Tom à ses larmes. Il s'allongea sur son lit et prit son portable pour écrire à l'adolescente.

Pourquoi ? Pourquoi tu me rejettes comme ça ? Je ne peux pas... J'ai beosin de toi, Jenny...

Quelques secondes s'écoulèrent et déjà elle lui répondait.

Et moi j'ai besoin d'un mec, d'un vrai. Au revoir.

Tom n'y croyait pas. Celle qu'il aimait, celle pour qui il avait éprouvait des sentiments pour la première fois, venait de le laisser tomber, sans aucun regret, et tout ça pour une histoire de... Sexe ! De nouvelles larmes montèrent à ses yeux mais il se refusa de les verser. Il s'habilla très rapidement et sortit. Il se balada toute la journée, enchaînant les cigarettes, fumant deux paquets en une seule après-midi. Il avait tellement honte de ce qui s'était passé avec Jenny... Il erra jusqu'au soir puis rentra chez lui.

- Tom ! Où est-ce que tu étais ? interrogea immédiatement sa mère.

Elle s'arrêta et vint respirer ses vêtements.

- Tu as fumé ? Je croyais que tu avais arrêté !
- Je me baladais et j'ai repensé à tout ce qui s'était passé avec Bill et... Et j'ai fumé un peu trop, c'est vrai...


Simone le prit dans ses bras.

- Ca va s'arranger...
- Tu ne le sais pas ça...


Elle le recula et caressa doucement son visage.

- C'étatit plus simple quand tu étais petit... Cette phrase avait le pouvoir de te calmer.
- Ouais... Mais j'ai grandi et j'ai compris...


Elle sourit tristement.

- Maman, pourquoi ils n'ont pas payé pour ce qu'ils ont fait ?
- Ils ont payé...


Tom se retira violemment de ses bras.

- Comment peux-tu dire ça ? hurla-t-il. Quelques mois d'emprisonnement, une réinsertion dans l'école où se sont passés les faits, un cercle d'amis toujours aussi grand et tu trouves qu'ils ont payé ?
- Tom, c'est comme ça...


Le dreadé lui lança un regard empli de haine et alla s'enfermer dans sa chambre.

- Tom ! Tom, viens, tu n'as rien mangé...

Mais son fils ne ressortit pas de sa chambre jusqu'au lendemain matin. Ils se retrouvèrent, lui, Simone et Jörg, installés autour de la table du petit déjeuner.

- Bonjour Tom, déclara sa mère, sans obtenir de réponse.
- Ta mère vient de te dire bonjour..., répéta son père, d'une voix énervée.
- Bonjour..., répondit simplement Tom, sans regarder ses parents.
- Se serait trop te demander d'être un minimum poli ? s'exaspéra Jörg.
- Chéri, c'est bon... ll n'est pas en forme, le coupa Simone.
- Qu'il soit en forme ou pas, il peut être poli, non !
- Je... Je vais voir Bill
, les avertit Tom.

Il se leva.

- Et quand est-ce que tu comptes retourner en cours ?

Son père lui accorda son prmeier regard depuis trois jours, mais il reflétait son humeur, noir et glacial.

- Lorsque... Lorsqu'il y retournera aussi...

Son père soupira.

- Alors tu n'es pas prêt de finir tes études...

Tom serra les dents pour ne pas pleurer et sortit de la maison.



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# Posté le dimanche 20 juillet 2008 16:29

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 13:46

- C'est terminé, mon ange...

- C'est terminé, mon ange...
____


Il courut jusqu'à l'hôpital, monta à l'étage de son jumeau et fut surpris de ne voir aucune infrimière. Généralement, elles étaient là pour lui demander qui il était ou si elles le connaissaient, ce qui était souvent le cas, au moins pour lui dire bonjour.

"Elles doivent s'occuper de patients..." songea Tom.

Il ne se posa pas d'avantage de questions et entra dans la chambre de son double mais ne l'y trouva pas.

- Bill ?

Son jumeau ne lui répondit pas mais il entendit du bruit provenant de la salle de bain et s'y drigea. Il ouvrit la porte et se figea : son frère était dans la douche, nu, de dos, et un infirmier l'enlaçait, une main sur son torse, l'autre entre les jambes de l'androgyne. L'homme en blouse blanche se retourna. Il n'eut pas le temps de comprendre que Tom s'était déjà jeté sur lui, le retirant de la douche et le projetant au sol où il se mit à le ruer de coups de pied et de poing. Les cris du professionnel alertèrent les autres infirmiers qui accoururent aussitôt, maîtrisant rapidement Tom.

- Je vais le tuer ! hurla le dreadé.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé jeune homme ? demanda vivement un infirmier.

Apparemment, personne jusque là n'avait remarqué la présence de Bill. Mais un spécialiste arriva et le vit, comprenant rapidement la situation.

- Bill..., commença le médecin.
- Ne vous approchez pas de lui ! cria Tom.

Le médecin fit signe à l'infirmier de le lâcher et à tous de quitter la pièce. Il passa sa main sur l'épaule du blond.

- Très bien... Je vous laisse avec lui...

Il sortit et Tom entendit l'homme hurler.

- Emmenez ce type et appelez la police !

Tom se retrouva seul avec son double. Bill n'avait pas bougé d'un centimètre. Son frère s'approcha, mais avant d'entrer dans la douche, lui murmura qeulques mots pour le rassurer.

- Bill... C'est Tom, mon ange. Je vais prendre une serviette et entourer ta taille...

Il attrapa le bout de tissu et vint entourer les hances de son jumeau.

- Je vais te prendre dans mes bras et on va discuter un peu...

Tom posa ses mains sur les épaules de son frère. Il sursauta, se mit à trembler et à sangloter.

- Calme-toi, Bill... Je ne te ferai pas de mal...

Il baissa lentement ses mains sur les bras du brun et le retourna doucement. Bill baissa la tête, fuyant le regarde du blond. Tom le prit contre lui et le serra fort. L'androgyne se mit à sangloter d'avantage.

- Ne pars pas... Pitié... Par pas Tommy...
- Non, je ne pars pas. On reste tous les deux, toi et moi...


Bill se resserra dans les bras de Tom et vint pleurer dans le cou de son double.

- C'est bon, ne t'en fais plus... On va rentrer à la maison...

Le brun releva les yeux vers Tom, le fixant enfin depuis, ce qui semblait être à Tom, des lustres.

- C'est... C'est vrai ? Moi... Moi aussi ?

Tom lui sourit, tout en caressant ses cheveux.

- Oui, toi aussi.

Bill se jeta à son cou en le remerciant.

- Mais il faut qu'on parle avant..., rappela le blond.

Le cadet cessa de sourire.

- Viens, on va s'installer sur ton lit.

Ils retournèrent dans la chambre. Tom sortit des vêtements pour son jumeau, les lui tendit et se retourna pour qu'il puisse s'habiller. il n'entendit pourtant aucun mouvement de sa part.

- Habille-toi Bill...
- Non... Il va rentrer et revenir me toucher et si je suis habillé, il va crier
, chuchota l'androgyne.
- Je te promets que non.
- Je veux que tu m'aides...


Le blond hésita quelques minutes, avant de lui répondre.

- Très bien. Enfile ton boxer et je me retourne pour t'aider à mettre le reste.

Cette fois, il entendit son jumeau s'exécuter et lui dire de se retourner. Tom le fit et se retrouva face à son double, toujours nu.

- Bill, tu joues à quoi là ?

Le brun laissa échapper quelques larmes.

- J'ai mal, mumura-t-il.

Tom se rapprocha.

- Tu as mal ?

Bill affirma de la tête.

- Où... Où ça ?

Bill baissa la tête et posa ses mains sur son sexe.

- Okay... Regarde si tu as des marques..., répondit Tom, en levant les yeux vers le plafond.

Bill regarda son corps et lui répondit que non.

- Il... Il a dû... Te serrer fort... Ne t'inquiète pas, ça va passer...

Le blond saisit le boxer de son frère.

- Assieds-toi, je vais t'aider...

Le brun s'exécuta. Tom fit glisser le vêtement le long des jambes de son jumeau, évitant soigneusement de regarder le corps nu de Bill. Le dreadé termina de l'habiller et le fit s'asseoir dans le lit, entre ses jambes, l'enlaçant et lui rappelent qu'il l'aimait.

- Bill, tu te souviens quand tu étais dans l'autre hôpital ?

L'androgyne fit signe que oui.

- On a discuté du fait que personne n'avait le droit de te toucher comme il ne le devait pas... Pourquoi tu ne m'as pas parlé de ce qu'il te faisait ?
- J'avais... Peur...


Tom l'embrassa doucement sur la tempe.

- Réponds-moi. Dans l'autre hôpital, quelqu'un te faisait mal ? Te touchait comme ce type ?
- Non... Non, mais...
- Mais quoi ?
demanda Tom.
- Rien...

Le dreadé le serra plus fort et embrassa sa joue.

- Bill, je suis ton frère jumeau... Tu te souviens de ce que ça veut dire ?
- On est frère, mais nous, on est tout pareil...
- Oui,mais c'est plus que ça être jumeau. On a toujours été ensemble. On était ensemble dans le ventre de maman.


Bill tounra la tête vers Tom.

- Tous les deux ?
- Oui.
- On avait assez de place ?


Tom ne put s'empêcher de sourire.

- Oui, je crois. Tu sais, un bébé, c'est pas très grand... Et tout au début,nous deux, on était la même personne...
- Quoi ?
- C'est compliqué, mais oui, on était la même personne. Je te dis tout ça parce que tu as toujours, toujours, toujours été là et que tu es la personne la plus important de ma vie. Je t'aime plus que tout et... Et je voudrais que tu me fasses confiance...
- Je te fais confiance
, affirma Bill.
- Alors qu'est-ce qui s'est passé dans l'autre hôpital ?
- Rien...
- Tu en es certain ?
- Oui... Enfin... Des fois, un des infirmier disait que j'étais un sale gamin... Mais ce n'était pas ma faute, je ne voulais pas qu'il me touche mais.... Mais ce n'était pas moi, c'était mon corps qui refusait !


Tom le regarda, il paraissait des plus sincère.

- Tu es certain que c'était ton corps ?
- Oui. Je ne pouvais pas le laisser me toucher...
- Je comprends...


Bill le regarda, car lui ne semblait pas comprendre les réactions de son corps.

- Ne t'en fais pas, c'est terminé maintenant, le rassura Tom.
- Je t'aime Tommy..., lui chuchota-t-il.

Il se retourna et se blottit contre son jumeau. Après quelques secondes, il se recula pour le fixer.

- Et toi ? mumura le brun, le visage à quelques centimètres de celui de son double.
- Moi ? Moi aussi je t'aime...

Bill lui sourit de toutes ses dents et commença à embrasser son jumeau sur la joue. Il attrapa une de ses dreads et se mit à jouer avec.

- Bill ?
- Oui ?
répondit-il, regardant son frère d'un oeil pétillant.
- Qu'est-ce qu'il t'a fait ?

Le brun cessa de sourire et ses yeux se voilèrent.

- Des choses pas bien.
- Je le sais, mais quoi ?


Bill resta silenceiux quelques minutes. Tom, pour l'encourager, lui prit la main et mêla ses doigts aux siens.

- Il... Il me... Il passait sa main entre... Entre mes jambes et me touchait...

Le dreadé embrassa le sommet du crâne de son frère.

- Il a essayé de faire autre chose ?

L'androgyne fit signe que oui.

- Quoi d'autre ?

Bill se serra dans ses bras et sanglota.

- Ca faisait mal... Ce n'était pas... Pas propre...

Tom le resserra contre lui, le berçant doucement.

- Qu'est-ce qu'il a fait qui n'était pas propre ? chuchota l'aîné.
- Il a... Mis ses doigts... Dans... Dans mes fesses...

Le brun se mit à pleurer à chaudes larmes, tandis que Tom se crispait de coller. Bill releva le visage vers lui, sentant son frère énervé.

- Je... Je ne voulais pas... Je te le promets... Je...
- Non, non
, le c oupa Tom, ce n'est pas à toi que j'en veux mon ange...

Il lui fredonna une chanson pour le calmer et Bill s'apaisa dans ses bras. Avant que l'androgyne ne s'endorme, Tom cessa et le regarda en souriant.

- On va faire ta valise ?

Le brun se leva ausstôt, prit ses vêtements et les laissa tomber dans sa valise.

- Fini ! Déclara-t-il.
- Bill..., sourit Tom et levant les yeux au ciel, l'air désespéré.



LLlllK. RyûklllLL
LLlllK. RyûklllLL
LLlllK. RyûklllLL
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Passez sur cette fiction : (L)

# Posté le lundi 21 juillet 2008 14:32

Modifié le mercredi 03 septembre 2008 13:47